Le 12 janyier. — P. Just,, L c
2. Le chancelier se serait vanté de faire couper deux tètes avant longtemps. — Dép. d'Amancy.
3. Qualifié de gentilhomme savoyard. Jacques de Beuil, qui avait épousé la sœur de Valpergue, n'avait aucun lien de parenté avec Jean de Bueil et appartenait à cette branche cadette des Grimaldi, dont nous avons parlé au chapitre i" (p. ij). En effet, nous trouvons, au Père Anselme (IV, 501), un Jacques de Grimaud, baron de Beuil, seigneur du Val-de- Masso, mort en 1491. Le P. Anselme lui donne pour femme Catherine Garetto, des marquis de Final. Il aurait donc été marié deux fois. Jacques fut interrogé le 20 janv. V. P. Just. à cette date.
4. 9 Pour ce que mondit seigneur Tadmiral a toujours aymé Fostel dont il est et ses parents et amis. » Nous avons vu plus haut, à propos de Cleppié, qull n'en avait pas toujours été ainsi. Cependant, plusieurs Valpergue avaient servi, en 1444, sous les ordres de Bueil, et Théanldç de Valpergue avait combattu à ses côtés en Gnienne.
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par respect pour son parent Jacques de Gbalant, qu'il regardait eomme incapable de commettre une trahison dans le genre de celle qu'Amancy méditait ^
A priori, l'accusation portée contre Jean Y paraît peu vraisemblable. Que Bueil^ ancien familier et complipe du Daupbin, n'ait pas cessé brusquement toute relation avec ce dernier, après la conspiration de 4446, cela n'est pas impossible^. Peut-être^ Louis^ qui cbercbait sans cesse à débaucher les capitaines du Roi', avait-il fait quelque tentative pour attirer à lui le vainqueur de Saint-Jacques. Peut-être même, ce dernier, se souvenant que son ancien maître restait, après tout, l'héritier présomptif du trône, avait-il cherché à adoucir la colère sans cesse grandissante que Louis nourrissait contre les conseillers de son père. Mais l'homme que nous venons de voir au faîte des honneurs et de la puissance, celui qui sera plus tard chargé par le Roi de mettre ordre aux affaires du Dauphiné, ne pouvait guère intriguer avec ses propres adversaires et contre sa propre politique.
Ce qui est certain, c'est que, dès la fin de la campagne de GuiennCy Bueil s'était justifié auprès du Roi et qu^avant comme après l'enquête, son souverain lui donna des preuves très évidentes de son bon vouloir et de sa confiance^. En outre, il y
1. Quant aux propositions IncratÎTes faites par Amancy, Valpergue aurait r^nda, non sans fierté, a qu'il avoit bon maistre, et que, tant qu'il fost à son seryice, il n'auroit ne prendroit pension d'autres. »