V. plus haut, p. clxxxiv et fts. et p. ccv^ij et ss
2. Ce devait être en janvier ou février. — V. P. JusL, aux 12 et 20 janvier 1454. Dép. d'Amancy et de Jacques de Beuil. — Amancy était accompagné de Jean d'AuIon et de Pierre des Barres. Le duc était alors à Genève.
3. En cas de réussite, il garantissait à Valpergue une pension de 1,200 livres de la part du Roi et une des meilleures places de Bueil.
4. y., un peu plus bas, la façon dont Valpergue soutenait la réalité des propos attribués à Amancy.
ccxij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1454
réduire à leur juste valeur les griefs que le duc ne cessait de leur imputer. Si cette accusation de péculat, peu fondée d'ailleurs, comme nous Tavons vu, était, pour le temps, d'importance secondaire, il n'en était pas de même de celle qui concernait la fidélité de Bueil à son maître.
Amancy, interrogé le premier*, niait énergiquement avoir tenu sur Bueil les propos qu'on lui attribuait, offrant de faire, par son corps, la preuve de ses dénégations. D'après lui, il s'était borné, dans son entretien avec le chancelier, à blâmer la conduite du Dauphin, tout en encourageant Yalpergue à maintenir le duc de Savoie dans l'alliance du Roi. Tout le reste était, disait-il, une pure invention de Valpergue, qui ne cherchait, en dernier lieu, qu'une bonne occasion de lui faire couper la tête ^.
Mais Jacques de Valpergue avait, sur ces entrefaites, envoyé à Tours son propre beau-frère, Jacques de BeuiP, en le munissant de lettres de créance pour l'amiral. Interrogé en présence de ce dernier et peu de jours après Amancy, Jacques de Beuil donna des faits une toute autre version. D'après lui, c'était à tort qu' Amancy niait des propos qu^il avait bien réellement tenus au chancelier. Quant à Valpergue, il avait refusé d'entrer dans l'intrigue proposée, soit par considération pour l'amiral et pour l'amitié que ce dernier lui avait toujours témoignée*, soit