‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 140 sur 324 · y. plas haut, à l'affaire de Gleppié, ch. xi · texte numérisé non relu

y. plas haut, à l'affaire de Gleppié, ch. xi

2. Ces négociations durèrent tout l'hiver, et beaucoup d'officiers furent changés en Dauphiné. Le Roi était au Chastelier, près Ebreville, et à Gannat, en juin, juillet et septembre ; à la Palice et à Lyon, en octobre ; à Saint-Symphorlen d'Ozun, en novembre; puis de nouveau à Lyon (février 1457), à Saint-Priest (8 avril) et à Lyon (26 avril); à Tours, en juillet ; à La Ferté et Saint-Pourçain, en août. Il était à Tours en décembre. — V. Guichenon, Hist, de Bresse, î, 82.

3. Lettre datée de Bruxelles, 20 oct. 1456 (Ghastellain, III, 222). — L'ambassade fut reçue le 27 nov. par le Roi. — Escouchy, II, 335, et Chartier, ch. 277.

4. Duclos, III, passim et partie. 115. Lettre du Dauphin au Roi, en date de Bruxelles, 26 oct. (1456) : c Après le partement, ai eu nouvelles, de c mon pays de Dauphiné, que le maréchal de Lohéac et Tamiral étoient c venus à Lyon pour requérir, de par vous, être assurés que, de notre dit « pays ne de gens d'icelui, tous, votre royaume ne vos sigets n'ayes c aucun dommage; de laquelle chose... ai été bien émerveillé... Je Tai c dit à mon bel oncle, qui, semblablement, en a été bien émerveillé et a « donné charge à ses dits ambassadeurs de vous en parler, etc. » — V. aussi Barante, tome YIII, et Dupuy, Ms. 762, p. 34. — Lors d'une autre ambassade, venue de Bourgogne, à Saint-Priest (23 avril 1467. — • Dupuy, 762, p. 25 ; Bueil présent), le Roi se plaint de ce que le Dauphin a cherché à troubler les états du Dauphiné, réunis le 15 oct. 1456 à Vienne.

5. Saint-Priest, par le Roi, en son conseil ; présents, entre autres, le maréchal de Lohéac et l'amiral. — Duclos, III, 79. — Le 12 mars, Bueil est déjà présent au conseil, à Saint-Priest (Arch. nat., Xift 8605, fol. 153). De même, le 23 avril (v. note précédente). — Louis de Ghàtillon, nommé, le 28 juillet 1455, à la place de Raoul de Gaucourt^ était

1457J INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. ocixfQ

nuls divers actes de radministration de son fils, en Dauphiné, et priait en sa main le gouvernement de la province * . Ces deux mesures déchargeaient Bueil et Lohéac d'une mission qui avait dur6 sept mois.

L'on sait que de longues négociations, entre le père et le fils, suivirent la prise de possession du Dauphiné et se prolongèrent jusqu'à la mort de Charles YII. Au cours de cet infhictueux débat, on voit le Roi consulter constamment son conseil. Parfois même, ce sont les membres de ce corps qui sont ch^gés de répondre les premiers aux envoyés du Dauphin, et le Roi ne prend la parole qu'après eux^. Charles voulait témoigner ainsi qu'aucun désaccord n'existait dans son gouvernement sur la marche à suivre vis-à-vis du fugitif. Telle était la principale cause de la haine de ce dernier contre les serviteurs de son père et, particulièrement, contre ceux qui avaient aidé à le dépouiller du Dauphiné. Louis croyait, de bonne foi, que, seule, leur présence aux afibires l'empêchait de rentrer en grâce ^, et son imagination les lui montrait prêts à tout oser contre lui'*. De son côté, Charles YII n'en voulait pas moins à l'entourage de son fils '.

Un jour^ cependant, ce dernier lit offrir au Roi de pardonner à ses conseillers^. Il offrait également de demander pardon à

encore, le 28 sept. 1456, en bons tenues avec Louis (Legrand, Ms. fir. 6967, p. 57 et 76 et s.). Son apostasie lui valut, le 24 janv. 1458, de la part du Oaupidn, son remplacement par le bâtard d'Armagnac. — Duclos, III, 132.

1. Legrand, Hss. fr. 6966, n» 1983, et 6970, p. 21. — Duclos, III, 76. — Lohéac et Bueil sont présents au conseil.

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