Plus haut, ch. x, p. clxxj et ss
2. Allasion à quelque engagement que Bueil venait sans doute de prendre envers le Roi.
3. Allusion aux relations intimes qui avaient uni Bueil au Dauphin de 1444 à 1446.
4. y. p. Jttst, au 26 avril 1462. — Pour trouver l'année dans laquelle a été écrite cette lettre, datée seulement de Yaujours 26 avril, il faut remarquer que les expressions dont se sert ici Bueil ne peuvent guère s'adresser à son vieux compagnon d'armes Charles VII. La mention de Berquigny renferme aussi une allusion aux premiers temps du règne de Louis XI. Il semble en être de même du nom de Jacques Tiercelin (plus haut, p. clv, note 3) et surtout du passage concernant Antoine de Bueil (mineur en 1461), qui ne pourrait^ en tous cas, se rapporter qu'aux dernières années du règne de Charles VIL Or, durant cette époque, à part l'incident passager de 1453-54, la faveur de Bueil ne subit aucune atteinte. Vu le ton d'extrême cordialité qui règne dans celte pièce, nous ne pensons pas non plus qu'elle puisse se rapporter aux années 1463 à 1465, époque à laquelle les rapports de Bueil avec le Roi durent se refroidir (v. même chap. plus bas). Comme, en outre, elle ne saurait appartenir aux années postérieures à la guerre du Bien public, il est évident qu'elle a été écrite dans un temps très voisin du mariage d'Antoine, au moment où le Roi voulait, tout en honorant son jeune beau-frère, s'assurer de sa fidélité ainsi que de sa personne.
ccxUt introduction BIOGRAPHIQUE. [1462
ment de Jean Y^ la ligue du Bien public devait trouver, dans le mécontentement des anciens serviteurs de Charles VU, tous les éléments d'une guerre civile * .
Au mois de décembre i 462, le Roi légitima Jacques de Bueil^ fils naturel de Louis de BueiP, cet écuyer du Dauphin dont nous avons vu plus haut la mort malheureuse'*. Le 9 du même mois, Bueil fait hommage^ à Monliherne, en Anjou, au frère du Roi, le duc Charles de Berry, pour le comté de Sancerre*, circonstance qui, dans l'avenir, devait forcément entraîner le vassal à suivre la fortune de son nouveau suzerain.
Le 'IS octobre, dans la même localité, Jean Y, qui, comme nous Tavons vu, s'était déjà occupé des affaires de Bretagne^, était nommé commissaire par le Roi, pour entendre les envoyés du duc, au sujet de l'évèché de Nantes et de la querelle de la Régale, qui venait subitement de se ranimer^. En ^1463, nous
1 . Quant à Brézé, on sait qu'à Montlhéry, il donna sa Tie pour le Roi ; mais il avait commencé par adhérer à la ligue du Bien public, et sa veuve livra la Normandie aux adversaires de Louis XI.