‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 172 sur 324 · Prologue, p · texte numérisé non relu

Prologue, p

ccxc INTRODUCTION UTTÉRAIRE.

raconter rhistoire du Jouvencel, jeune et pauvre gentilbomme qui, par sa bonne conduite, parvient aux plus grands hoimeurs^ Le roman s'ouvre aux premiers jours du printemps', au moment où Fauteur est appelé à traverser une contrée ruinée par la guerre, dont la désolation contraste avec la renaissance- de la nature. Ce tableau, très simple^, n'est pas le moins remarquable de l'ouvrage. Le pays est désert, et le peu d^babitations qui subsistent ressemblent plus à des « réceptacles de bestes sauvaiges » qu'à des demeures humaines^. Çà et là, quelque mécbante bicoque « de povre closture et de vieille façon. » Tels sont les deux châteaux de Luc et de Verset ^, assis l'un en face de Pautre et occupés par des garnisons ennemies. Â mesure que Ton approche de Luc, la gène des habitants se révèle mieux dans le délabrement de rédifice et dans Taspect misérable de la garnison. A peine nourris et vêtus, ces hommes d'armes sont d^une maigreur effrayante et, par surcroit, estropiés pour la plupart. Les chevaux, aussi faméliques que leurs maîtres, sont si peu nombreux que les plus favorisés se mettent à plusieurs pour les chevaucher ; le reste va à pied. Parmi ces derniers, le plus mal habillé de tous, mais le plus énergique et le plus intelligent, c^est le Jouvencel, qui raconte à l'auteur ses aventures ^.

La conquête d'une lessive, de quelques bestiaux ou de chevaux chétifs, tels sont les premiers hauts faits du héros du roman 7. Ces aventures, racontées sur un ton humoristique.

Page 1