Ibid., ch. xvi et xyii
7. Le siredeChamblay (soit Guy de Fromentières, Introd. biogr.y p. xvi) insiste sur le service des espions. Il se sert, à ce propos, du précepte fameux attribué à Louis XI : c Ung prince doit mettre la tierce partie de sa despense en espie, » mot auquel on a, suivant nous, accordé trop d'attention. Les guerres du temps, aussi bien que le texte du Jouvencel, fourmillent d'exemples d'espionnage en matière militaire. Quant à l'espionnage politique, son importance particulière résultait alors du défaut de communications et de la difficulté d'obtenir des renseignements certains. Ceci était vrai surtout de l'étranger, où les gouvernements n'entretenaient point encore de représentation permanente. En tenant le propos cité, Louis XI, bien loin de rien inventer, ne faisait guère que formuler les pratiques du temps.