‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 181 sur 324 · partie, commencement du ch. m · texte numérisé non relu

partie, commencement du ch. m

cczcYJ INTRODUCTION LITTÉRAIRE.

de tous les temps, on pourrait être tenté de taxer de cynique cette ilaiçon de séparer la théorie de la pratique. Et cependant, beaucoup de ces hommes, parmi lesquels il feut compter Fauteur du Jouvencel^ étaient absolument sincères ^

Après de longues discussions sur la situation militaire, le roi Amydas se résout à attendre l'attaque de Tennemi qui se voit, faute de vivres, placé dans raltemative de passer à Toffensive^ ou de battre en retraite. Le Roi lui accorde généreusement la paix, en quoi il est blâmé par Fauteur^. En effet, le traité est à peine conclu qu' Amydas est attaqué de nouveau^ et de nouveau vainqueur.

Des envieux apprennent alors au Jouvencel que le Roi possède lin fils qui sera son héritier. Cet enfant a été, peu auparavant, caché à l'étranger, afin que le Jouvencel, alléché par Fappât de l'héritage de son beau-père, ait plus de cœur à la besogne'^. Le Jouvencel accueille cette nouvelle avec un calme qui nous étonne et déclare hautement qu'il ne portera pas la main sur un héri-

1. Ici (commencement du ch. m) se place une longue digression sur les Gages de bataille qui ne paraît guère à sa place dans cette partie du roman. Un messager apporte au Jouvencel les ordonnances faites sur ce sujet par Philippe le Bel, ce qui motive de la part de l'auteur (ou du copiste] la très juste réflexion que le Jouvencel a bien autre chose à faire en ce moment qu'à s'occuper des gages de bataille. C'est sans doute par une interversion du copiste que ce morceau, destiné à servir de justification à la description du combat en champ clos et du duel {Jauv., 2* partie, ch. xzi), a été placé ici fort mal à propos. — Y. Intrad. biogr.f p. clj et ss. — Ordonnances des Rois, I, 435 {Ordonnances de Philippe IV datées de 1306). — Cérémonies des gages de bataille. Paris, 1830, Grapelet. -— Traité des duels de Savaron, plaq., in-8*. Paris, 1610, A. Pérîer (p. 93 et ss.). — Wulson de la Golombière, le Vray théâtre d'honneur et de chevalerie, Paris, 1648.

2. Gomme nous l'avons dit souvent, on considérait alors l'offensÎTe comme la perte de toute infanterie.

3. Jouv,, 3" partie, milieu du ch. m. — V., Introd. biogr,^ ch. xv, la situation toute semblable du roi Louis assiégé dans Paris.

4. V., chap. XV et xvi de Yïntrod. biogr,, les suites de la guerre do Bien Public. — Les faits de ce genre étaient alors si fréquents que l'auteur ne prend pas même la peine de nous expliquer la cause de cette rupture. Ici se place l'entrevue de Jean Helphy (Falstaff) avec le Jouvencel (Introd. biogr,, p. Ixviij et ss.). Elle est suivie de la détrousse du Capitaine étranger (fWd., p. xliv et ss.).

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