Y., pins haut, an Guidon des guerres
Z Ghap. Yi et suivants.
3. Notons, en passant, qu'un autre ouvrage du xv* siècle, le Traité des thamps de bataille, dédié à René, duc de Lorraine, par llardouin de la Jaille, n*a de mililaire que le nom, et qu'il traite des duels judiciaires. — Bibl. nat., ms. fr. 1981.
4. Bibl. nat., mss. fr. 2070 et 20003. — Béraud ou Robert Stuart, seigneur d'Aubigny, comte de Beaumont-le-Roger, maréchal de France, a été aidé dans sa rédaction par maître Etienne le Jeusne, prêtre natif d'Anbigny, son chapelain (ms. 2070). — D'après le ms. 20003, on voit que Stuart mourut ambassadeur en Ecosse, la patrie de sa famille (mars 1544). Ce ms. est indiqué, à tort, au catalogue, comme ms. du xv* siècle.
cccij INTRODUCTION UTTARAIRS.
de littéraire et ne peut se comparer au Jouveneel que par ses côtés techniques. Cet ouvrage se préoccupe particulièrement de la guerre de siège ; mais ses préceptes, un peu secs, concernant un art militaire, il est vrai plus moderne, sont loin d'être exposés avec Tampleur nécessaire. H est cependant curieux de le comparer avec le Jouveneel^ au point de vue des perfectionnements apportés dans Tanne de Finfanlerie. Ce corps, que nous avons vu si méprisé à la fin du siècle précédent, cesse dès brs d'être purement défensif, et Ton n^en est pas réduit, comme du temps de Bueil, à craindre de le faire marcher.
Nous venons de voir que parmi les œuvres de la fin du moyen âge qui se rapprochent le plus du Jouveneel, aucune ne présente de véritables rapports avec notre roman. Aucune d'elles n'a Pintérêt littéraire de ce dernier^ aucune ne traite de Part militaire et spécialement de la tactique d'une £siçon aussi vivante et complète. Le Jouveneel demeure donc, à nos yeux, un livre essentiellement original pour l'époque, au triple point de vue de la littérature, de l'histoire civile et miU taire et de l'édu* cation. Enfin, ainsi que le dit Sainte-Palaye S ce roman est le testament militaire d'un grand homme de guerre. Ces divers mérites, reconnus des contemporains, lui avaient, dès la fia du xy« siècle^ assuré de nombreux lecteurs et une grande notoriété.
§111. — Intérêt historique du Jouveneel. — Commentateur et auteurs. — Date de la composition.
Malgré sa valeur littéraire, Pintérêt principal du Jouveneel réside, pour nous, dans son importance historique et non dans des beautés, aujourd'hui un peu démodées, ou dans une science tactique qui a vieilli plus promplement encore.
En effet, il y est question de la bataille du Garigliano, sons Looifl XII (1503). Y. Nmv. biogr. Didot et le Père Anselme, VU, 142.
1. Notice sur le Jouveneel (Mém. de l'Académie des Inscript., XXXI, p. 702). — On trouvera, dans ce travail, très bien fait, comme tout ce qui vient de Sainte-Palaye, des appréciations remarquablement élogieiiMS du Jouveneelj anxqneUes nous nous pUitons à renvoyer le lecteor.
uiraooucnoN uttéraibb. cedii
En f/bij Ters b fin du siècle, sous l'impulsion des déeou- TOles et des modifications sodales, Tart de la guerre se transformait rapidement et, peu après sa naissance, notre roman n'était dqà plus que le témoin d'un brillant passé militaire * . De nos jours, ces pages, jadis considérées comme un résumé des foires du règne de Charles YII, n'ont été sauvées de Poubli, ou plntfit de FindifTérenoe , que par quelques lignes de la main inhabQe de Guillaume Tringant^, un petit écuyer de Jean de BueU.
On savait déjà, au siècle dernier, que ce personnage avait émt un commentaire, Ëdsant suite au Jouvencelj dans lequel il restituait aux scènes de ce roman leur caractère historique'. Sainte-Palaye, qui l'avait vu dans un manuscrit appartenant au eomte d'Hérouville, en parle dans sa notice sur le Jouveneel* et donne quelques détails sur son contenu. Depuis lors, Baulmy ', Barante* et Paulin Paris ^ en avaient aussi parlé ; mais on avait perdu la trace du texte de ce commentaire^ que nous avons été assez heureux pour retrouver, à la suite d'un manuscrit du Jouvencel appartenant à la bibliothèque de l'Arsenal ^, l«is dans d^autres manuscrits. Cet ouvrage est absolument dénué de mérites littéraires; mais on reconnaît facilement en lui d'autres qualités de premier ordre, à savoir la parfaite exactitude et la sûreté des informations ^.
1. Y. plus haut, Jnirod. biogr* (p. cclxxxj), le discours de Bueil en 1471, et Introd, Uttér., aa Traité de la conquête d'un pays.
2. Sornommé Messire Odet ou Odes, et non Messodes, comme le dit Sainte-Palaye. — Commentaire de Tringant, I.
3. V. plus bas, ToL II, le texte de ce Commentaire imprimé à la suite du Jouvencel.
4. Mém. de l'Acad. des Inscript,, tome XXVI, en 1754, p. 700. -^ Le manuscrit HérouYille se trouve actuellement à la Sorbonne.