U porte aussi le n* 4127, en tète du premier feuillet
3. On lit à la fin : c En ce présent volume a cent et trente six feilletz, histoires xyi. t
4. c Cy commence le f^rologue de l'acteur du lirre intitulé du Jauvenc eel, lequel par sa Taillance et bonne conduite devint grant seigneur, c Au commencement du monde, après que Dieu, etc.... • La première phrase est spéciale à ce manuscrit.
5. An fol. 254 r* du ms. la Grulhuyse. Après une discussion snr la question de saYoir s'il faut entreprendre une guerre pour ses voisins, les derniers mots sont : a Sans y estre attrapé comme le poisson dans la nasse. » Le ms. renferme, sur la longueur respective des mss. du /<misencêlj des annotations d'écriture moderne, qui sont probablement de M. Paulin Paris.
cccxz INTRODUCTION UTTÉRAIRS.
d'armoiries et des chilDQres I. IJ . Les capitales sont en or et couleur et les têtes de chapitres à l'encre rouge.
Le texte, très fautif, est d'un copiste peu intelligent. A partir du premier tiers du volume, les divisions par chapitres ne sont plus marquées. Beaucoup de passages manquent et beaucoup sont fondus avec d'autres. Lacunes à part, le manuscrit se rapproche beaucoup de celui de PArsenal '.
b. — Manuscrits avec Commentaire écrit de la même main
que le texte (3 manuscrits).
(K.) — Manuscrit de TEscurial.
Manuscrit sur parchemin de la fin du xv* siècle, à lignes longues, se compose de 247 pages et renferme 40 grandes miniatures d'assez bon style. Bordures et ornements sur un grand nombre de feuillets et \ 62 lettres ornées avec soin. Aucun vestige de propriété. Ce volume, qui paraît être un manuscrit de prix, a été offert, en \ 573, au Roi par Don Alonzo de Zuniga, gentilhomme de la chambre de Philippe H.
Texte complet, y compris le Commentaire de Tringant'.
(F.) — Manuscrit de la Sorbonne ou Hérouviïle. Sainte-Palaye, dans son mémoire sur le Jouveneel^^ décrit
1. Le ms. a été fait pour an personnage qui portait : dPor à la fiuee de gueules, à 3 tourteaux d'azur posés 2 en chef ^ i en poMte. On remarque une grande miniature à quatre compartiments an foi. 1 et d'autres plus petites aux folios 15, 25, 29, 36 v% 40, 41, 56, 68 v*, 72, 90 V, 97 v% 102, 112 V, 121, 126 et 136, qui reproduisent presque tontes des sujets tirés du roman. Ces peintures seraient, d'après M. die Montaiglon, de l'école tourangèie.
2. Ce ms. est décrit au Catalogue des livres de feu le duc de la ViU- Itère, par Guill. de Bure, fils atné, vol. II, p. 643, n* 4127. Paris, 1783, 3 Yol. — Il est indiqué, à tort, comme étant à lignes longues. lie Catalogue renvoie à l'article de Sainte-Palaye.
3. Nous devons ce renseignement à l'obligeance de M. le bibUothéciire de l'Escuriai.
4. L, c. Mémoires de V Académie des inscriptions et beUes-leUres, ea 1754. Sainte-Palaye, né en 1697, mourut en 1781, soit avant le maïqnls de Panlmy.
INTRODUCTION UTTÉRAIRB. ceasi
un manuscrit du xt* siècle de ce roman. Ce manuscrit ^ qui contenait le Commentaire de Tringant, avait été acheté par le cQinte d'Hérouville^ dans une de ses tournées d'inspection. Il provenait de la bibliothèque du savant Oihenart '. Depuis lors, on avait perdu la trace de ce document ; mais il en était demeuré, à la bibliothèque de TArsenal, une copie du siècle dernier, fidte avec le plus grand soin et page par page^. Cette copie renferme, en marge^ des variantes du texte ^ et des notes relatives à Tart militaire, qui ne sont point le fait du comte d'Hérouville, mais sont écrites de la main même de Sainte-Palaye^. La comparaison faite par notre collaborateur M. Lecestre de cette copie avec le manuscrit de*la Sorbonne, que nous allons décrire, nous a prouvé que ce dernier n^est autre que le manuscrit Hérouville lui-même, et que la copie de l'Arsenal *, qui a depuis passé à
1. Antoine de Ricouart de Glaye, comte d'Hérouville, né à Paris en 1713, mort^en 1782, faillit être ministre de la guerre sons Louis XV. S'occopant d'histoire militaire, il a publié, en 1757, un Traité des légions annoté par le maréchal de Saxe. Il s'était longtemps occupé d'une HiS' ioêre générale des gwrres, et surtout de l'infanterie. (V. Saintë-Palaye, /. c.) C'est à ce propos qu'il ayait acheté le manuscrit du JouvenceL
2. Amauld Oïhenart, historien, né à Mauléon, en Armagnac, avocat au parlement de Nayarre, a publié deux descriptions de la Gascogne et de la Navarre (1638) et des provinces basques (1657).
3. Bibl. de TArsenal, ms. fr. 2697. — V. (même bibl.) la description de cette copie, an Catalogué manuscrit de la bibliothèque de M, de Paulmy^ IV, 18, n* 4160 B.
4. On peut remarquer que le texte du ms. Hérouville est beaucoup plus Gomplet que celui du ms. La Gruthuyse, qui lui est comparé, et qui est Ini-méme très supérieur à Tédition imprimée de 1529, dont les variantes sont également relevées en marge. V. la note explicative en tête du manuscrit.
5. On sait, en effet, que ce dernier avait fait copier un grand nombre d'ouvrages anciens, et que beaucoup de ces copies, annotées par luimême, se trouvent encore à PArsenal. Or, l'écriture des marginaux de la copie du Jouvencel est de la même main que celle des marginaux des autres copies. Nous devons ce renseignement à l'obligeance de M. Martin, bibliothécaire de l'Arsenal. — Outre les marginaux renvoyant au ms. fr. 192 et à l'édition de 1529, on remarque d autres marginaux indiquant la matière traitée dans chaque morceau et les auteurs cités.
6. Outre la parfaite identité des pages, de leur numérotation et du texte, il faut noter l'existence, dans la copie de l'Arsenal, d'une note mentionnant l'absence des deux premières pages du texte dans le manuscrit Hérouville, ce qui est aussi le cas pour le manuscrit de la Sor-
cccxxfj INTRODUCTION LITTÉRiORB.
M. de Paolmy , a été bite par Sainte-Palaye sur le manuBcrit de la Sorbonne.
Le manuscrit de la Sorbonne (coté L, n, n* 45) est indiqué comme suit au catalogue de cette bibliothèque : « Le « Jauvencel, roman français du xr* siècle, par Jacques (sic) c de Bueil * . » C'est un manuscrit cartonné, très ordinaire, sur papier, in-4*, à lignes longues (23 à 24 par page), orné de quelques initiales à Tencre rouge. Écriture courante peu soignée, du commencement du xvi*^ siècle, marges rognées. Quelques feuillets sont rongés. Le manuscrit comprend 643 pages. Le texte du roman finit à la page 603. Le Commentaire qui suit immédiatement jusqu'à la page 643 est de la même écriture que le texte. Le manuscrit est donc complet, sauf une lacune accidentelle comprenant les deux premières pages ^.
On remarque, en marge du Commentaire et sur le dernier feuillet, des observations historiques postérieures au manuscrit qui se retrouvent aussi dans le manuscrit de TArsenal. Le manuscrit de la Sorbonne est très semblable à ce dernier, bien quMnférieur comme texte, et d'écriture et d'orthographe plus récentes.
bonne. En oatre, d'après Sainte-Palaye (/. c], le Commentaire de Tringant, dans le ms. Hérouville, occupait 20 pages. Il en est de même dans le ms. de la Sorbonne. On trouvera enfin, p. 550 du ms. de la Sorbonne, une note, yraisemblablement de l'écritare de Sainte-Palay^e, qui dit, à propos des Cérémonies des gages de bataille : c Je n'en ai point fait prendre ici la copie. » Or, en effet, la copie du ms. Uéroayiile à l'Arsenal ne renferme point ce morceau ; mais ane note mise à cette place indique que les Cérémonies ont été omises à dessein, comme étant déjà imprimées en plusieurs endroits.
1, Ce nom est indiqué de la même façon sur le manuscrit. Ce dernier porte aussi en tête le timbre c Collège de Paris, Prytanée français, » et le n" 211. On trouve écrit p. 567, en haut, d'une écriture du zv* siècle : « Monseigneur, je me recommande à vos bonnes grâces, i
2. y. la note 6 page précédente. Le texte commence an miUeu de la Table, au Sommaire du vui* eh. de la 2* partie, à ces mots : « Levèrent par subtilité le siège de Sardine. » La dernière page commence par : a D'Angleterre le duc Baudouin, etc. » Les Cérémonies des gages de bataille se trouvent p. 521. Une note, qui pourrait être de Sainte-Palaye, indique à cet endroit que ce morceau est tiré du Traité des duels de Savaron.
INTaODUGTlON UTTÉRAIRE. eeeniy
(E.) — Manuscrit Bisaccia.
Ge manuscrit de famille, que M. le duc de Bisaccia a bien voulu nous permettre d'examiner, a été acheté par lui en 4879. n est décrit comme suit dans le Catalogue de vente* : a In-folio « velours vert, tranche dorée, fermoirs en velours, avec plaque « en cuivre doré aux armes de La Rochefoucauld et de Poli- « gnac, émaillée sur fond bleu. Les plats de la reliure sont « ornés du monogramme M, en cuivre doré, répété 25 fois sur « chacun des plats. Manuscrit français du commencement du cfxvp siècle sur vélin, composé de 490 feuillets à longues « lignes. L'auteur est Jean de Bueil. » Le manuscrit a appartenu à un amateur bien connu du xvi® siècle, Anne de Polignac, qui tenait de très près à la famille de BueiP. Remarquons cependant que, si les fermoirs dénoncent Anne comme propriétaire, le monogramme inscrit sur la couverture n'est pas le sien 3.
Le manuscrit lui-même est, d'un bout à Tautre, d'une bonne écriture courante du commencement du xvi® siècle^, avec réclames, marges rognées, réglure et têtes de chapitre en rouge. Quant au texte, il commence au second feuillet par la Table^, Le roman, qui est incomplet, se termine au folio 478 r°, après le morceau sur les gages de bataille^. Vient ensuite le Corn-
1. N* 24 du Catalogue de mantiscrits précieux des XIIP, XV* et XVI* siècles, sur vélin^ et ornés de miniatures^ dont la vente aura lieu le mardi 18 mars 1879. Adolphe Lahitte, Ge yolame, valant 3,000 fr., a été Tendu 1,170. — Bulletin du bibliophile de 1879, p. 191. — Mélanges de paléographie et de bibliographie^ par Léop. Delisle, 1880, p. 305 et ss. Notice sur la bibliothèque d'Anne de Polignac.
2. Une partie des manuscrits figurant au catalogue Labitte formaient la bibliothèque d'Anne de Polignac, qui épousa successivement Charles de Bneil, tué à Marignan, et François, comte de la Rochefoucauld (en 1518), et fit rebâtir le château d'Onzain.
3. Le dos de la couverture manque et laisse voir un fragment d'un ms. latin, sur vélin, plus ancien.