Château-rHermitage
5. c Car, » dit le maréchal, c je me doubte que ce ribault (le comf mandant de Sablé), de qui tousjours ay eu souspeçon, m'ayt pourchassé c quelque trahison. J'en ai mainteffois adverty le cappitaine (de Ghâ- « teau-l'Hermitage), mais, pour ce qu'il est ung rapporteur et un flatteur, c il en est si affolé qu'il ne m'en vouUoit croire. » Ces lignes du Jovr vencel (p. 67), qui se rapportent à la trahison d'un ami et non à l'attaque d'un loyal ennemi tel que le capitaine de Crathor, n'ont pas grand sens, si elles ne sont une allusion aux méfaits de Gilles de Raiz.
6. Il s'avance lui cinquième. Jouv, — Tringant dit : lui quatrième.
de la sentinelle placée sur l'autre iyord. A ce moment, tm d chement ennemi s'approche et notre héros se voit décoine perdu, n n'hésite cependant pas à alarmer la garde, tÊ criant que la place est trahie. Peu s'en faut alors que« 4 leur ressentiment, les ennemis n^égorgent leur captif ^ La. vencel est prisonnier, mais Ghâteàu-rHermitage est sau:fè.
Le sire de Raiz emmena Bueilà Sablé ^ et renferma dîna des principales tours de la ville ^. Un autre se fût déeoisf mais Bueil, qui, du haut de sa prison, voyait une parûè remparts, occupa les loisirs de sa captivité à combiner un ; d'attaque de Sablé. Ce fut là sa vengeance. A peine libéré, mit à exécution * avec l'aide de ses camarades de Ghâteau-^f] mitage. Si nous en croyons le roman du Jouvencely l'eslsa du château fut préparée dans le plus grand secret et exécuté nuit, sans coup férir. Au jour, la ville, qui communiquafti ce réduit, M envahie sans résistance et le Jouvencel mis lieu et place de son persécuteur.
Ceci résulte, non plus des détails du roman, mais d'un i authentique qui nous montre, au 26 octobre 4430^, Jean Bueil installé dans Sablé, où il commande, comme lieutenanl Charles d^Anjou, comte de Mortaing ^, une compagnie de c
1. Jouvencel, p. 69. Ces détails, qai rappellent réfâsode da cheva d'Âssas, doivent être historiqaeg. *
2. Tringant, L c, et Jouvencel, 2* part., p. 63, note marginale.