Jouvencd, p
4. V. Tringant. ~ Jouvencel^ L c. Le plan d'attaque (qui se rappt peut-être à Sablé) est décrit p. 78 et s. On y lira avec intérêt tous détails d'une escalade au xv* siècle.
5. y. P. Ju$i, à cette date, le vidimus du procès-verbal du serment Bueil prêté à Angers. — Tous les faits que nous venons de racontai qui concernent soit Ghâteau-l'Hermitage, soit Sablé, sont compris ei la dissolution de l'armée royale, après la tentative sur Paris (sept. 1^ et rinstaltation de Bueil à Sablé (26 oct. 1430). Bueil n'assistait donc an siège de Gompiègne (20 mai-23 oct. 1430), ainsi que pourrait le«fi supposer un passage du Jouvencel (2* part., ch. xvi).
6. Et, comme nous l'avons dit, lieutenant général des Rds de Fra et de Sicile. Bueil représentait donc à Sablé, à la fois, l'autorité du< et l'autorité royale. — Tringant, XXI. — Monstrelet. — D'après Pes (IV, 764), Guillaume de Bueil (oncle de Jean V), écuyer de Charles aurait été déjà, en 1392, gouverneur de Sablé.
xxx?j INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1430
vingfHsix geos d'armes et de trait * . Pour obtenir ce commandemeîft, Baeil avait dû prêter, à Angers, à la reine douairière et régente ainsi qu'à ses enfants, le serment solennel de conserver la place de Sablé à la maison d'Ai^ou et de n'y laisser entrer nul plus puissant que lui, fors le Roi. Bien que Bueil, comme gouverneur militaire et lieutenant, eût la première place à Sablé^ il n^y était pas le seul représentant de l'autorité ducale. Sablé avait, en effet, comme Tours et d'autres cités, un copîtaine de la ville, qui était alors Bertrand de Beauvau K
« De Sablé, » dit Tringant^, « flst mon maistre de grants chouses et honnorables. » Ce témoignage , rendu à Bueil par son serviteur, n^a rien d'exagéré. Toutefois, il faut ajouter, pour être complet, que les prédécesseurs de Bueil dans cette place lui avaient montré le chemin.
Nous avons déjà nommé Raiz et Beaumanoir. U nous reste à parler d'Ambroise de Loré^, dès longtemps l'adversaire infatigable des Anglais dans ces régions. Vassal et serviteur du duc
1. C'était, d'après notre pièce, le chiffre habituel de la garnison de Sablé.
2. Bertrand, seigneur de Beauvau (Maine-et-Loire^ arr. de Baugé), sire de Précigné (Sarthe, cant. de Sablé), et^ par acquisition (vers 1454), seigneur de Pressigny (ch.-l. de cant., arr. de Loches), 2* fils de Jean, né dans les premières années du siècle, mort le 30 sept. 1474, serviteur de la maison d'Anjou et conseiller intime de Charles VIL II fut sénéchal d'Anjou et bailli de^ Touraine. Mêlé à toutes les affaires diplomatiques du temps, il fut poursuivi (1450) dans le procès de Saincoins. Une de ses quatre femmes, Françoise, était sœur de Pierre de Brézé. La dernière. Blanche d'Anjou,'.fille naturelle du roi René, lui apporta en dot (nov. 1467) la seigneurie de Mirebeau. Il se ruina en prodigalités artistiques et dut vendre à son fils Antoine (27 juin 1466) sa baronnie de Sillé. — Port, art. Beauvau. — Vallet de Vir., III, 268, et passim. — BusseroUe, à Pressigny. — Lambron, Mém, de la Soc, archéol, de Touraine, XI, 317 et 319. — Bourdigné, II, 158.