‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 224 sur 324 · Sereine. (Duc · texte numérisé non relu

Sereine. (Duc

2. Var. : t et advint que à l'heure que nous estions au lieu où estoient les chevaulx, Tobscurité, etc. » Éd. Vérard.

3. Var. : « et disoient entre eulx qu'on avoit emmené les chevaulx et leur argent. » Éd. Vérard.

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garnyson, où ilz partirent leur butin. Et, pour k bonne dilligence et conduitte de nostre jeune homme, ses compaignons lui donnèrent ung cheval hongre qui avoit une grosse jambe derrière. Si estoit-il le meilleur des autres, combien qu'il ne vaulsist gueres.

Or il a tant fait qu'il est à cheval, la mercy Dieu ! mais je croy qu'il n'estoit pas trop bien en point ; car son jacquez estoit tout deschiré et desrompu ; toutteffois, au plaisir de Dieu , il sera bien pourveu de tout ce qu'il lui fault.

CHAPPITRE IV.

Cy parle du commencement de la renommée [et] de l'imposition du nom du jeune komms^ et semblable^ ment d'aucunes menues subtiUitez de guerre.

Qui vuelt acquérir bonne renommée, il doit premièrement faire le pourquoy et soy employer à fais notables sans soy vanter ne hault louer. Car louenge est réputée blasme en la bouche de cellui qui se loue ; mais elle exaulce et poursieut cellui qui ne la désire pointa A ce propos pourroye reciter plusieurs exemples que racompte Titus Livius et autres historiographes^, d'aucuns nobles hommes du temps passé, qui fuyoient la gloire de ce monde et, en la fuyant, estoient esleuz et ordonnez roix, consulz^, sénateurs et gouverneurs

i. Var. : c mais elle exauce cellui qui ne se attribue pas de louange, mais à Dieu, » Éd. Vérard.

2. Var. : a que racomptent plusieurs livres et autres histoires. » Id.

3. Var. : € et en la fin vindrent jusqu'à estre ordonnez roix, ducs, consulz, etc. » Id.

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des citez et peuples subgectz à Tempire de Romme. Mais en ce faisant prolongueroie trop ma matière. Si m'en tairay à tant et retourneray à mon principal , en demonstrant que icellui jeune honmie, à coup et soudainement, acquist renom envers le cappitaine de Luc.

Car aucuns de ceulx qui avoient esté en sa compaignie en la prinse des chevaulx, vindrent au cappitaine et lui racompterent la fourme et la manière dont il les avoit bien guidez et menez à leur entreprinse. Et en y eut ung entre les autres qui lui dist en ma présence : € Certes, cappitaine, le mieulx entreprenant de céans € et le mieulx guydant sept ou huit compaignons, € c'est le jeune homme qui hersoir nous mena prendre c les chevaulx. Il fut si subtil qu'il attendist que la € porte fut fermée avant qu'il monstrast ung seul € semblant de vouloir partir. Et, quant tout fut fermé, € il vint au lieutenant et fist baisser la planche. Puis € ysismes dehors à l'heure que la lune rayoit ja clere € et série* ; par quoy nous arrivasmes si à point au € lieu où estoient les chevaulx, que à celle heure l'obs- € curité^ de la nuyt nous prinst tellement que à peine € voyons l'un l'autre. Si entendismes le guet de Verset € parler sur le mur ; et disoient ceulx du guet que la € joyeuse de ce mauvais ribault Thommesson lui a € fourtraict son paige et ses chevaulx et lui a emporté € son argent^. Mais je vous asseure qu'il nous mena le

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