‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 234 sur 324 · Var. : t prospérité. » G. F · texte numérisé non relu

Var. : t prospérité. » G. F

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c perdre celle grâce, ou par aucun survenant meilleur c que soy , ou pour accusacion d'aultruy , ou par adven- € ture, pour ce que le prince sera ennuyé du service, € gratuité et plaisance qu'il avoit prins en ceste proc priété. Car on dit communément que on s'ennuye c d'un pain mangier.

c L'autre doubte est la paour qu'on a de mes- € prendre. Car, à faire diverses choses et à complaire c aux seigneurs, il y a bien manière dey tenir le moyen; « et est plus aisé de desvoyer que de tem'r le droit c chemin ; et advient souvent que , par cuider complaire, « on desplait. Car, se ung homme vuelt complaire pour « estre bon et loyal et dire vérité, vous sçavés que « vérité ne vuelt pas tousjours estre revellée. Et, se c on fait autrement en flattant, favorisant et suppor- « tant les vouUentez des seigneurs, on se dampne € mauvaisement * et le congnoist bien le prince. Ainsi « dechoit-on à la fin et est-on frustré de son entencion ; € et la cause si est. Car soubz ung grant prince y a « conununement plusieurs grans seigneurs, desquelz « les voullentez ne sont pas tousjours pareilles, et est € bien diflBcille de complaire longuement à l'un sans € desplaire à l'autre. Ainsi ung homme curial^, face « bien ou face mal, est tousjours en danger.

« Le tiers point et doubte et le plus dangereux est « le doubte d'envye, qui jamais ne fut bannye de la « court des princes, tant ecclésiastiques que terriens « et seculliers. Et ceste envye est à craindre en deux « manières. Car l'en aura envye sur toy ou tu l'auras « sur aultruy, et aucuneffoiz tout y est. Et je te dy

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