Var. : « exposition. » B
LB JOUYBNGEL.
apperçeussent ; et chevaucha par ses journées tellement qu'il arriva devers le Roy et fit son rapport bien et saigement comme il en estoit bien aisé, en disant : Sire, se vostre plaisir est de secourir vostre ville de Grathor et voz gens qui sont dedans, il me semble que je vous ouvreray moyens de par eulx ; par quoy vous pourrez avoir honneur et grant recouvrement de vostre seigneurie. Sire, veez-cy unes lettres que le Jouvencel, le vieil eappitaine de Grathor et le sire de Rocqueton vous envoyent; et se recon^ mandent très hund)lement à vostre bonne grâce ; et aussi font tous les autres compaignons avec tous les habitans de vostre ville. Je vous certiffîe, Sire, qu'ilz ont tous ensemble grant vouUoir de deffendre bien vostre ville et la vous garder à leur povoir. Et oultre, Sire, leur est adviz que, si vous vouliez faire diligence de leur aider, qu'ilz seront cause, par la grâce de Dieu, du recouvrement de toute vostre seigneurie. Sire, tous ceulx qui y sont, ont hault et bon voulloir et sont gens de bien. Et sans fadte le bon homme, le eappitaine de Luc, qui est ancores
< eappitaine de Grathor, et le sire de Rooqueton
< monstrent bien leurs sens et leur vaillance. Et, € quant au Jouvencel, je croy que vous n'avez en
< vostre royaulme homme pour mieulx servir à la € guerre que lui. Et ilz l'ont tous fait leur chief pour € le sens et la vaillance qu'ilz ont trouvé en luy. Et € aussi est il en fleur de guerroier, et les deux autres
< sont meshoan vieulx^ et ne pevent pas tant de € peine comme lui ; mais leur conseil est bon et grant,