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c gneur le Mareschal de Grathor, qui est yci, se mette c le premier, et que nous le suivions tous et que nous c facions tout ce qu'il a dit. Car il me semble qu'il a c dit tout ce qui se peut dire en ceste matière. Mettez « Gonnin devant, qui scet bien le payz, et lui baillez c quelque xxx chevaulx, qui ira tousjours trois ou c quatre lieues devant vous. Et qu'il demeure à € repaistre quelque deux lieues oultre là où vous € repaistrez, où ilz adviseront, monseigneur le Mares- « chai de Crathor et lui. Et vous servira d'escoutes. € Et qu'il renvoyé à la repeue vers vous deux ou trois c honmies, dont il en y ait ung bien entendu, qui vous « rapporte des nouvelles de ce qu'ilz auront trouvé
< sur le paiz. ]» Ghascun fut de ceste oppinion.
Et adoncq dit le conte de Parvanchières : « Monsei- € gneur l'Àdmiral, puisque vous avez commencé, je vous € prie de parler de la manière de nostre chevauchée « de demain. » — « Monseigneur, dit l'Admirai, je € suis d'oppinion que Gonnin s'en aille devant atout « ses xxx chevaulx, comme j'ay dit, et après le Mares- € chai de Grathor atout quarante lances, et tous voz « logeurs aprez, affin que vous n'ayez point de hu ne « de bruit à vostre logeiz, quant vous y viendrez ; et « aprez messeigneurs les Mareschaulx avec leur avant- € garde ; vous et vostre bataille aprez ; monseigneur
< le Maistre des arbalestriers o tout son traict en une « bataille à part quant et vous. Mais je ne suis pas « d'oppinion qu'ilz soient entre vous et l'avant-garde, « mais qu'ilz viennent aprez la bataille. Et messei- « gneurs, qui ont la charge de l'arrière-garde, che- « vaucheront après vostre traict. Monseigneur, je ne « viz oncques jour de ma vie que, quant on che-
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c vaulche et le traîct est devant, que le traict ne fut € cause de rompre la bataille ; car, se ilz treuvent les c ennemiz, ilz ne sont pas puissans pour les attendre € ne pour endurer le faix des lances ; et reviendroient c tous fuyans contre vous et vous romproient, sans € ce que vous y sceussiez mettre remède. Et pour ce € je diz que, quant vous allez droit à voz ennemiz, « vous devez mettre le traict derrière vous. Et, quant « vous retournez, vous le devez mettre devant et les « lances derrière, tant que vous estes à cheval. Et, € quant vous allez à pié, tout le contraire : vous devez « mettre votre traict devant avec quelque peu de gens € d'armes ou front, pour leur tenir pié et soustenir le « faix. Encores dy-je que à pié le traict doit estre sur € les aelles, si le païz est assez large pour le porter, « jusques ad ce que les derreniers les puissent secou- « rir. Et si fault que le traict à pié soit tousjours € devant ; car ilz ne tireroient pas par dessuz les gens « d'armes. Et, quant on se retire à pié, il fault que le « traict soit darrière, tout à Topposite de ceulx à che-^ « val. Et, pour retourner à notre entreprise, je youl- « droye bien savoir si le payz est large ou estroit. > Sur ce point respondirent le Mareschal et Gonnin, qui estoient là : « U y a assez beau chemin et beau païz « jusques à Nostre-Dame de Bonne-Grâce, et de là « tout païz large jusques à la porte de la ville, excep- « tées aucunes ruettes^, qui sont à venir sur la main a gauche du costé où est le siège à bas. Et tout cela « n'est que à nostre avantaige. i> — « Or sus doncq! « dist l'Admirai. J'ay dit ce que me semble de nostre