Var. : f que nul ne les povoit appercevoir. » B
%Mk LE JOUYENCEL.
à très grant paine. Vint et chargea parmy eulx et aucun nombre de gens avecques luy jusques au nombre de quarante ou cincquante^, que lances que archiers et coustilleurs. Et messire Guillaume Boucqueton, qui estoit à son guet, vint par derrière et les serra en my le pas si estroit qu'ilz ne peurent plus recuUer. Et ceulx qui estoient devant tournèrent tellement que Gonnin et sa compaignie furent tous priz et mors et destroussez ^. Gonnin fut donné à messire Guillaume Bouqueton, pour ce qu'il avoit esté prisonnier à Grathor.
Tantost vindrent ces nouvelles au Jouvencel, qui fut courroucié de la prinse de Gonnin et de ses compàignons et dit que Gonnin ne devoit pas charger sans conmiandement et qu'il y fust et qu'ilz eussent tous advizé^ le temps de ce faire. Souvent advient, quant on cuide gaignier, que on pert. Mais touteffoiz on doit penser, quant on chevauche une grande compaignie, qu'il en demeure tousjours derrière ; et doit l'en tousjours descouvrir tout le païz couvert avant que on passe passaige, ne gué, ne boys, ne chemin creux, ne