Var. : f IX. » B
2. Le Commentaire (XII) raconte qu'en effet, au départ des Anglais du siège d'Orléans, a aucuns compaignons les chevauchèrent » jusqu'à Meung-sur-Loire et « aucuns volurent charger à un passage, qui furent prins, » ainsi que le raconte notre texte. — J. Ghartiêr (ch. 39) dit que Lahire et Ambroise de Loré chevauchèrent les Anglais avec cent ou cent vingt lances et leur livrèrent quelques escarmouches. — De môme le Journal du siège d'Orléans dit : « Aucuns de la garnison de la cité les poursuy virent et frappèrent sur la queue de leur armée, » et remportèrent quelque avantage. Mais ceci se rapporte à ce qui va suivre.
3. Var. : « et qu'ilz eussent tout descouvert et advisé, etc. » Éd. Lenoir.
LE JOUYENGEL. %\B
riens là où gens se puissent musser. Touteffois le Jcmvencel n'en fit pas grant compte et chevaucha bien et roydement aprez. Et tant allèrent par leur continuacion^ qu'ilz approucherent d'une lieue d'Ëscallon, sans que le Jouvencel ne homme de sa compaignie y peussent riens mordre, tant estoient serrez et alloyent en belle ordonnance. Mais y demoura Gonnin, comme vous avez oy.
Et, quant le Jouvencel vit qu'ilz approuchoient de la ville, pensa qu'il estoit temps de faire quelque coup ou jamaiz, et envoya ung courreur au comte de Parvanchières luy prier qu'il lui envoyast le vieil Gappitainne et le Mareschal de Crathor, et qu'ilz renforçassent ung peu leur aile ; et lui manda que Gonnin estoit prins, mais pour cela ce n'estoit que du moings.
Aprez que le messaige eust parlé au conte de par le Jouvencel, le conte, o toute dilligence, fist à la requeste du Jouvencel et fist avancer ses batailles. Et pensa bien que le Jouvencel vouloit faire coup, et dit au Gappitaine et au Mareschal de Grathor : < Allez; « car je me fie bien en vous deux. Gardez que le Jou- « vencel ne fasse point de folye, que vous puissez. » — € Monseigneur, dirent-ilz, nous le garderons qu'il « ne fera que bien, se Dieu plaist. Et de lui meismes il € est assez saige pour ne faire rien que bien à point, d
Et ainsi partirent le Gappitaine et le Mareschal de Grathor et furent dilligemment devers le Jouvencel. Et, quant le Jouvencel les vit, il eust moult grant joye et leur dist : « Messeigneurs, vous soyez les très bien « venuz. Je vous asseure que ces gens icy tirent fort à