‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 36 sur 324 · Comptes de Tours, Reg. XXV, fol. 99 v · texte numérisé non relu

Comptes de Tours, Reg. XXV, fol. 99 v

5. Il y revint plus tard, notamment en septembre et octobre 1435. {Comptes de Tours, Reg. XXVI, fol. 45 v, 53, etc.) Du reste, au printemps de 1433 (fol. 100 et 103 t^ et v] les plaintes continuent, mais contre les Ecossais. Âinsi^ en mai, sur la demande de Tours, le Roi ordonne de faire déloger Pierre FortrEscu (Fortescue) du château du Bois (à Neuvy près Bueil). La ville demande que le château soit remis aux mains de la dame de Fontaine, qui en était propriétaire, ou du bailli de Tucé, son neveu. Cette dame était Marie de Bueil, veuve de Hardouin de Fontaine, et mère du vainqueur de Vieil- Baugé (Jean ou Guérin de Fontaine, tué à Cravant, en 1423. — Tringant, II). Marie était fille du fameux Pierre de Bueil, seigneur du Bois, et cousine germaine de Jean V. — V. plus bas, ch. VII, aux détails sur l'armée du Dauphin, la note sur Daillon,

1432] ^TROPUCTION BIOGRAPHIQUE.

il avait été retenu à Amboise, par Charles d^Anjou, pour o même affaire.

Tucé alléguait, en outre, pour excuser son absence, une raû toute privée qui n'était autrQ que « Toccupation du mariage Mademoiselle, fille de Madame sa femme, avec Loys du Bueil^ Disons de suite que Louis de Bueil n'eut point d'enfants de { union avec Anne de Tucé, dame de Sainte-Julitte et de Cl champ. Cette dame mourut probablement Tannée suivan car elle testa à Tours, le 4 juin 4433 ^.

Lorsque Charles Vil avait appelé Arthus de Richemonl ceindre Tépée de connétable ^, il n'avait point obéi à des sym] thies personnelles, mais à des raisons politiques^. Cependa dès le premier jour, ce rude mentor fut antipathique au se verain*. Comme, suivant Texpression de Chartier, Charles pouvait se passer de gouverneur et que Richemont était sa

1. Reg. des Délibérations de Tours, t. V, au 21 noyembre 1432 (feoill Yolants au milieu du vol.)* On remercie Tucé c de la bonne amour a affection qu'il dit avoir à la Tille et au pays. » — Quicherat, P. Jw.

2. Les héritiers de Louis sont deux bâtards (y. plus bas, ch. yii, note i Daillon), En outre, d'après BusseroHe (V. à Sainte-Julitte et à Jean . de Bueil), en U86, les biens de la femme de Louis de Bueil avaient pai dans la famille de Saint-Père. ~ V. aussi Lambron de Lignin : Joutes Tournois (Mém. de la Soc. archéologique de Touraine, XI), et plus haï p. XV. — La mère d'Anne, Jeanne de Tucé, dernière de ce nom, n'aur épousé (d'après Busserolie et Pesche) Beaudouin de Champagne qu' secondes noces, étant veuve de Guillaume de Ghourses, seigneur Sainte-Julitte, encore vivant en 1425. On peut donc se demander si Ani femme de Louis de Bueil, que Tucé appelle fille de madame sa femn n'était pas issue du premier mariage de sa mère. Cependant, d'api Lambron {l. c, p. 285), Tucé, présent au testament d'Anne, y figurer; comme son père. •— Sainte-Julitte, ou Sainte-Juliette, arr. de Loch( comm. de Saint- Flovier, dépendait de la baronnie de Preuilly. — Cli champ nous est inconnu. ,

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