‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 45 sur 324 · Sauf pendant la Praguerie. Y. plus bas · texte numérisé non relu

Sauf pendant la Praguerie. Y. plus bas

8. Il en eut encore d'indignes, comme Villequler, mais il n'en eut pi de tout-puissants.

Ix INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1433

allait désormais prendre conseil de Charles d'Anjou et du c(»inétable. La reine Yolande et sa, fille la reine Marie d'Aiyoa devaient aussi faire sentir leur bonne influence * . Bueil, Goetify, Ghaumont et enfin Brézé, dont Tastre devait bientôt éclipser celui de ses compagnons, pénétrèrent ainsi dans les conseils et demeurèrent, suivant Texpression de Ghartier, « en grant gouvernement et auctorité avecques le Roy. » Cependant, comme le remarque M. de Beaucourt, ce ne fût pas sans peine que Charles abandonna les errements de sa jeunesse, et, souvent encore, on devait sentir, dans le caractère et la conduite du Roi, la trace des influences néfastes qui avaient pesé sur lui.

La Trémoille ne fut pas le seul à méditer dans sa retraite sur la vérité du proverbe : Amour de cour n'est pas affietnent '. Bueil en fît aussi la dure et prompte expérience. Depuis bien des années il servait Charles d'Anjou fidèlement'. Il aurait même été, si Ton en croit Tringant, le principal artisan de laV fortune de son maître *. Or ce dernier, bien loin de montrer à Jean Y la reconnaissance due à ses éclatants services, n^aurait cherché qu'à lui nuire. Les allégations de Tringant sont confirmées par un passage de Chartier '. Cet auteur constate en effet que, peu après le coup de main de Chinon, les sires de Bueil et de Chaumont ftirent éloignés « aussi lolngz de la court du Roy a comme ilz estoient par devant, et comme estoit ledit sire de « La Trémoille, lequel ilz avoient ainsi débouté *. »

1. Pour la liaison d'Agnès Sorel avec le Roi, v. plus bas, au mariage d'Antoine de Bueil.

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