Dom Lobineau, Hist de Bretagne
4. Parmi lesquels Lohéac, Brussac, etc. — D'après Berry, les Français étaient 6,000 et les Anglais 7,000. •— c De mémoire d'homme, il n'estoit qu'à une journée assignée les François fussent comparus jusqu'à ce jour. » G'est ce que rapporta au duc de Bretagne un personnage envoyé par lui sur les lieux (Dom Taillandier, Hist, de Bretagne; t. I, p. 520, et Gruel, Mém. de Rickemont). Gependant, cette armée, rassemblée sur les instances de Loré pour secourir Saint-Gélerin, n'était pas arrivée à temps pour sauver celte place (Chartier). — Pour subvenir aux frais de l'expédition, le Roi avait ordonné la levée d'une aide spéciale. Mais, comme il était pressé, il enjoignit à ses fonctionnaires de contracter, en attendant les rentrées, un emprunt forcé auprès de tous ceux qui étaient en état de fournir de l'argent. — L. c, P. Just., mandement royal, du 14 janvier 1434.
Iiiv INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1434
fort, et par Loré, vint loger au village de NeaviUalaisS situé à Test de TOrmeau, tandis que le gros restait à Coolie.
La petite rivière voisine de Neuvillalais servait de limite aux deux partis. Français et Anglais étaient si rapprochés que, durant toute la nuit, on entendait d'un camp à Tautre le bruit des ecMH versations et des instruments de musique'. Aussi une partie des troupes de Loré et de Brussac demeura sous les armes. Le lendemain, le gros de Tannée française, marchant au nordouest sous la protection de Tavant-garde, restée momentané* ment à Neuvillalais, vint se ranger en bataille vers FOrmeau. Le comte d^Arundel et lord Scales exécutèrent alors un mouvement en avant', pour aborder les Française Mais, trouvant ces derniers trop bien placés, ils revinrent, suivie par leurs adversaires, prendre position plus à Test, près de Neuvillalais', mouvement qui donna lieu à une brillante série d^escarmoudies. Les armées restèrent ainsi en présence toute la journée^, sans qu'aucun des deux partis se souciât d'attaquer, dans la crainte de rompre son ordonnance par une marche en avant ^. Du côté des Français, Bueil et le vidame de Chartres® commandaient les deux ailes. Au centre, Charles d'Anjou et le duc d'Alençon
1. A quatre ou cinq kilomètres N.-N.-E. de Gonlie. — Gliartier. — Bourdigné.