‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 49 sur 324 · Vers l'O. ou le S.-O · texte numérisé non relu

Vers l'O. ou le S.-O

4. Us s'arrêtèrent près de la chapelle Saint-Jacques, aussi nommée Cto^ pelle où la chèvre a pris le loup (Pesche, art. Rotiez), située tout pr%' de rOrmeau, mais sur la commune de Grissé et au N.-E. — Une petite rivière séparait encore les combattants. II s'agit probablement ici du ruisseau qui coupe la route de Gonlie, au S.-O. de Grissé.

5. Ghartier dit qu'ils repassèrent la rivière à Neuvillalais et se mirent en bataille, ayant l'eau à idos. Geci est contradictoire; car ils auraient ainsi tourné le dôs aux Français et fait front au N.-Ë. Il est infiniment probable que les Anglais faisaient front à l'O. ou au S.-O.

6. A propos de ce combat, l'auteur du Jouvencel (3' partie, ch. m) remarque que, si les capitaines sont habiles, les armées restent souvent fort longtemps en présence sans qu'il se passe rien de décisif.

7. Les Aurais avaient leur front couvert par des haies vives et des fossés (Pesche).

8. Jean de Yendôme-Ghabannois. — D'après Dom Taillandier {L c), Bueil aurait commandé Tarrière-garde.

1434] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. i

menaient la bataille. On profita de cette longue attente poi faire un grand nombre de nouveaux chevaliers ^ . Gbarii d'Anjou tint à honneur d*être armé par Richemont. Ce de nier refusa d'abord par humilité, alléguant que le duc d'Alei çon était bien mieux qualifié, mais il dut céder aux instance de Charles d'Anjou. Celui-ci, à son tour, arma plusieurs ( ses serviteurs. Bueil, GoeUvy, Brézé, Chaumont, la Vaissièrc furent du nombre^.

Sur le soir, au soleil couchant, comme les Anglais ne boiî geaient pas, on leur envoya un héraut d'armes, pour les aona mer de venir combattre, ou de rendre les otages et de lever 1 siège. Us choisirent la dernière alternative. Les Français se déc dèrent alors à se retirer. Sillé était délivré; d'ailleurs, les vivre manquaient. Cependant, avant de partir, les chefs tinrent con seil pour décider du sort de la place. Tous les capitaines fiiren d'avis de la brûler^. Le connétable, fort irrité contre Aimer; d'Antenaise, à cause de sa composition avec les Anglais, vou lait même lui faire couper la tête^ mais Bueil, qui avait h charge de Sillé, défendit avec chaleur son lieutenant et se fi fort de garder la place*. Tandis que les Français rentraien sans défiance à Sablé, leurs ennemis feignirent de reprendre 1< chemin de leurs garnisons habituelles. Toutefois, le lendemain revenant brusquement sur leurs pas, ils s'emparèrent sani peine de Sillé, puis de Beaumont*. D'après les idées du temps.

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