Le duc de Bourbon et le roi René furent aussi disgraciés
6. Pour la campagne du Gàtinais et la prise de Montereau (10 oct. 1437), par le Roi en personne, v. Monstrelet, V, cb. goxv.
7. D'après la Ckron, Mariinienne (fol. 282 et s.), les ÉeorchMurt partirent des confins de la Normandie et se dirigèrent vers le Ponthieu et, de là^ en Lorraine. Ces bandes de pillards associées avaient surgi depuis la paix d'Arras. — Mémoires d'Olivier de la Marche , 1. I, cb. ly. — Ghartier, cb. 112 et 113. — Tuetey, Les Écorcheurs sous Charles VU,et Journal d'un bourgeois de Paris, éd. de 1881, particulièrement de 1437 à 1440. — Monstrelet, Y, ch. ggxxu et ccxxxvii. — iQuicherat, Rodrigue, — Positions des thèses soutenues à l'École des chartes en 1886; Les Ëcorcheurs en Bourgogne, par J. de Frémin ville.
8. En nov. 1437, 4,000 chevaux occupaient les Riceys (Aube). D'autres se tenaient sur la Meuse, vers Vaubecourt et Ghaumont. Les Lorrains se défendirent ; mais la reprise des hostilités, entre les Angevins et le comte de Vaudemont, qui avait à sa solde des Ëcorcheurs, nécessita l'envoi, par Gharles Yll, d^autres bandes (fin de 1438) commandées par La Hire, pour soutenir les droits du roi René, alors à Naples. Ges alliés coûtant cher à la Lorraine, on chercha à l'en débarrasser. De là, l'expédition entreprise par une partie d'entre eux en Alsace et en Allemagne (commencement de 1439), aux portes de Bâle et de Francfort, expédition qui servit de prélude à celle de 1444. — Monstrelet, V, ch. ocxxxui. — Tuetey, Les Écorcheurs^ ch. i à rv, notamment p. 21, 43, 63 et ss. — Quicherat, Rodrigue , P. Just., LXXV. — Chron, Mariinienne, 1. c.
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désignés dans des lettres du Roi * , nous trouvons, outre le bâtard de Bourbon, Louis de Bueil que nous ne nous attendions pas à voir piller, en si mauvaise compagnie, les terres de son souverain, le roi de Sicile^. Louis paraît avoir occupé dans ces bandes une situation élevée : car un document le qualifie, vers le même temps^ de capitaine général des Êcorcheurs^, Ces exploits, qui se poursuivirent les années suivantes, devaient hâler Texécution des projets de réforme militaire que Charles VU et ses conseillers nourrissaient depuis longtemps, sans pouvoir les appliquer^.
En septembre U39, le Roi décida une expédition contre la
1. y^ dans Dom Calmet, HisU de Lorrainey VI, PrmveSy p. glxii, et dans Lecoy de la Marche^ le Roi René, I, 133, les lettres du Roi, du 30 décembre 1437, interdisant aux Écorcheurs de continuer leurs incursions dans le Barrois.
2. Le roi René, Saintrailles, La Hire, etc., doiyent aussi être nommés parmi les chefs des Écorcheurs (O. de la Marche, /. c.)< On remarquera que J. de Bueil, qui suiyait le Roi dans son voyage de 1436-37, ne prit aucune part à ces désordres, prélude de la Praguerie. En outre, d'octobre 1437 à féyrier 1438, le duc de Bretagne envoie deux messagers à Bueil, d'abord à Sablé, puis à Montejean, a pour parler certains chieffs » avec lui (Dom Lobineau, II, t039, Comptes de Rollant). Il s'agissait sans doute des démêlés du duc de Bretagne avec la maison de Blois : car, le 19 juin 1439, Bueil, nommé chambellan du duc, lui prête serment de fidélité et lui promet de tenir son parti contre Jean, seigneur de l'Aigle (second fils de Jean de Blois et comte de Penthièvre), et contre sa mère, Marguerite de Cllsson. — Y., P. Jusi., date ci-dessus. Cette pièce nous est indiquée par M. de Beaucourt.
3. Les gens du Conseil et des Comptes de Dijon lui envoient, ainsi qu'au bâtard de Bourbon, un ambassadeur (Guillaume de Saulx), chargé d'obtenir de Louis l'éloignement des Ecorcheurs et de le décider à venir à Dijon, auprès du seigneur de Saint- Georges, son parent. — QiUttance du 24 décembre 1437. Tuetey, I, 21. — Au printemps de 1438, Bourbon et Louis de Bueil, après avoir séjourné dans le Charoiais et le Lyonnais, s'apprêtaient à entrer en Languedoc. — V. la lettre de l'évêque de Laon, du 10 avril. Bibl. nat., ms. ForUanieu n* 117 (copie). — Les Écorcheurs, par M. de Fréminville, L c. p. 68.
4. Les premiers principes de la réforme furent déjà posés dans la Pragmatique Sanction du 2 nov. 1439, dite Pragmatique des gens de guerre {Ordminances, XIII, 306 et ss.). — Celte ordonnance établissait, pour les capitaines et leurs compagnies, des garnisons ou stations permanentes. Elle réservait au Roi seul le droit de lever des troupes et des tailles et celui de dissoudre les compagnies non agréées par lui. Mais ces dispositions ne furent pas appliquées. — Y. Tuetey, les Ecorchewrs, I, 123 et plus bas, même chap., p. lzxxvi, en note.
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Basse-Normandie. Il se rendit, à cet effet, dans la capitale, pute à Angers. Le connétable, rentré à Paris avec Tarmée qui avait pris Heaux^ devait se diriger droit sur Avranches^ à travers la Normandie. D'autre part, le duc d'Alençon, avec Lohéaey devait s'y rendre de Chàteau-Gontier, où il rassemblait des troupes '.
C'est à peu près à ce moment que nous voyons Bueil pénétrer, avec son frère Louis, chez les Anglais, du côté de Dreux. Il prend d^assaut Damviile, puis pousse jusqu'à Louviers, qui n'était pas alors fortifié s, s^y établit et se met à courir le pays. Apprenant que Talbot marche contre lui avec son armée, Bueil se voit obligé de songer à la retraite el, pour cela, de se débarrasser de douze cents prisonniers, tant Normands qu'Anglais. Mettant à part les Anglais et ceux qui avaient été pris dans les places de guerre, il donna la liberté aux autres '•. « Vous voyei « bien, » leur dit-il en les renvoyant, « que le Roy d'Angleterre « ne vous peult garentir que le Roy de France, votre souverain
1. Le 12 août 1439. — Journal d'un bourgeois de Paris, p. 347.