‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 75 sur 324 · Tuetey, l. c. — Berry, p. 426. — Plus haut, p. xcj · texte numérisé non relu

Tuetey, l. c. — Berry, p. 426. — Plus haut, p. xcj

1444] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. xdx

beau-frère S et Jean de Daillon, seigneur de Fontaines^. Ajoutons que la garde du Dauphin était formée d'un corp^ de quatre cents Espagnols commandés par Chausse de Savac.

Le 5 août, le Dauphin quittait Langres pour Bourbonne-les- Bains. Il était le 17 à Dampierre-sur-le-Doubs^. Le même jour; il signait une convention avec les fondés de pouvoir des ccuntes Louis et Ulrich de Wurtemberg, par laquelle le château el la ville de Montbéliard devaient lui être remis pour une durée de dix-huit mois^. Jean de Bueil fut chargé d'occuper la place, et l'ancienne garnison, composée d'Allemands, Bourguignons et Savoyards, fut aussitôt remplacée par un détachement de Tarmée du Dauphin^.

Louis donnait comme prétexte de cette occupation les excès

1. Pensionné de 1,000 livres. — Tuetey. — V. plus haut, p. Jxvj.

2. Gratifié de 1,000 florins à Langres, le 20 juillet 1444. — Tuetey, /. c. — Daillon épousa (avant 1454. — Port.) Renée, dame de Fontaines, sœur ou plus probablement fille de Guérin ou Jean de Fontaines-Guérin (mari de Jeanne Àménart, vainqueur de Yieil-Baugé, mort à Gravant). Renée était donc, semble-t-il, petite-fille d'Hardouin de Fontaines et de Marie de Bueil (cousine germaine de Jean Y) et arrière-petite-fille du fameux Pierre de Bueil, seigneur du Bois. La fille aînée de Renée et de Jean de Daillon, Louise, épousa, en 1458, Jacques de Bueil, fils naturel (plus tard légitimé) de Louis (frère de Jean Y), et lui apporta les seigneuries du Bois et de Fontaines. De ce mariage est issue la branche cadette de Bueil, qui est dite de Fontaines. — Y. plus haut, p. v, liij et plus bas^ à la mort de Louis de Bueil (1447) et à la légitimation de Jacques (1462). Yol. II, à VAppeadice^ et P. Just, en 1422, déc. 1462, oct. 1465 et 1631- 1670. — Bétancourt, Noms féodaux ^ vol. I. — Port, à Fontaines. — Y. aussi le Père Anselme, YU, 23 et 853; YIII, 189; IX (2« partie), 672.

3. Tuetey, I, 371. — Après avoir passé par Jonvelle-sur-Saône, Luzeuil et Lure.

4. Tuetey, I, 204 et s. et II, 224 et s. — Dans une 2* pièce, datée du môme jour (Ibid., II, 7), le Dauphin confirmait les franchises de Montbéliard. Au bas de cette pièce, figure la mention suivante : c Par Mgr le « Daulphin, vous chancelier, les seigneurs de Bueil, de Montejean, de a Fontaines et plusieurs autres présens. Signé Barillier. » Le chancelier du Dauphin était alors ou Gabriel de Bernes (v. plus bas, môme chap.) ou, plus probablement encore, Yves de Scépeaux, seigneur de Laudevy. — Escouchy, Beaucourt, lïl, 266. — Lettres de Louis XI, I, 217. — Port.

5. Tringant, XIX. — Si Louis de Bueil fut chargé de garder cette place au commencement de 1445 (v. plus bas, môme chap., et 2'' Relation du commandeur d'Issenheim. Tuetey, U, 519), ce fut bien son frère qui l'occupa au début de la campagne. Ceci explique comment l'on a confondu, à ce propos, Jean Y et Louis.

r INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1444

commis jadis par le bàlard de Monlbéliard^ dans le pays de Langres. La vérité est que, malgré Tavis contraire de son ooniftil', le Dauphin jugeait la possession de cette plaee indispensable pour assurer sa marche en avant et, le cas échéant, sa retraite.

Dans les jours suivants, arrivait à Monlbéliard Philippe de Temant, chambellan du duc de Bourgogne, chargé par œ dernier de remettre au Dauphin une somme de dix mille écus d*Qr. En outre, Ternant devait distribuer, aux principaux seigneurs de la compagnie^ une somme de trois mille cinq cents saints d'or, dont douze cents étaient plus spécialement destinés et furent remis à Jean de BueiP. Il faut, sans doute, considérer ces paiements comme une indemnité destinée à régler la querelle qui s'était élevée, au printemps, entre la noblesse bourguignonne et les gens du Dauphin, à leur retour du Biidi^. Ifais

1 . Henri de Fraaquemont, dit le bâtard de Montbéliard, prédécessear (1438) d'Erard de Neaveroche, dans la charge de bailli de Montbéliard. — Tnetey, I, 200, et II, 8.

Page 1