C'est-à-dire ainsi que cette besogne
3&6 PIÈCES JusnncATiyn.
o\ je luy ait dit tous les biens du monde de vous ; et, quant au point de Apnès, je lui ay dit que je ne scay que c'est et que je n'y touche, ne, à la foy, au point de chancelier aussy m fais-je, fors que j'ay bien ouy dire que Rabatteau l'a voulu eatic et qu1l cust bien voulu avoir donné x" escus pour Testre. Quant est des trêves, je ne scay que c'est et que je crois que les trevei sont lùen proflitaliles. Uuantestdc brigue ne entreprise, je n* scay chose quelconque. Et, pour ce, je vous requiers, tenez termes et nous detrerons ce faux traistrc garçon ; car il ne diit onc(|U(*s bi<'n d'homme et est noté, de piéra, controuveur de ftarolles; et, si vous voulez tenir mon chemin, il sera défait, et si vous le dites autrement, par Tachât liicu! je diray que voui avez menty mauvaisemcnt et vous et lui; car j*espere mort autrement. Que pensez- vous (|ue Monseigneur de Bueil. ne Mery, nv les autres le confessent? Mais le confesseriez-voui, si iiraviez dit telle chose ? Kt, pour ce, aviscz-y ; car, par odui ne par tel autre, je me deffendrny et feray le traistre i$arçoB courte ijd'ri a mort; et le lui dites que je lui mande; car il ne me trouvera pas Piern; t^stellan. »
Mil. — Requis si ledit depposant a point ouy parler touchant C(s matières et autres, en e<pecial aux pens de Monseigneor de Ihieil. dit qu'environ xv jours a que René de Cepcaux, co devisant entre eux de plusieurs choses, lui dist que Mer; detkw estoit allé au Mont Siint-Michel. Et il lui demanda s*il estoit délivre de ce qu'il avoit eu à faire au conseil ; le<|uel René rea- |NM)dit que ouy, du Roy niesme, et «|u*il estoit allé devcn le Roy a son de|>arlir de Ra/illy et lui a\oit dit ainsy : « Sire, j'ay |)arlé à MonseiL'iieur le chancelier et Monsei^rneur de IVrcigny, comme m'avez charuié. Je ne scay s'ils vous ont UMHiïUre ee (|ue j'ay dit. » L<*(]uel dist que non. Kt adonr ledit Mery dî^ : « Sire, je croi.s bien qu'ils le montreront le plus tard qu'il» pourront. homiez moi conL'iè, s'd vous plaisl: car je veux aller au .Mont Sainl-Mirhel. i> Kt la le Roy le donna. Kt puis entrèrent, ledit René ri dep|M)sant, a {Kirier de Monseigneur le scncecfaal et de .Moiis«MLmeur de Rueil. Et ilist le^lil René, qui est Mpe et non iKis tn»p aliandonne à parler : u l^r ma foy ! flst-il, Moiiaeî- ^'iieur le >eiieschal n'a mal, ou n\iura, i|ui ne se soit lie lui* me*in)e |»ourchassé; et plus n'en eut-il lieu. »
PIÈCES JUSTIFICATTVB8. 347
XIV. — Dit que, samedy ou soir dernier, il alla voir Louis de Bueii au Chappeau Rouge, où il le trouva achepvant de soupper avecques Monseigneur de Passavant et Waste S et disl peu de chose audit depposant, moins que vouisist; mais il prit la torche d'icelui depposant, et lui et ung nommé Jehan d*Aillières s'en allèrent tout picquant sur un petit cheval, vers Saint- Gacien, en Tostei où est Madame Jehanne logiée', où les poursuist de loin le varlet dudit depposant, car il ne pouvoit aller si fort, pour cuyder ravoir sa torche*, mais il ne peust entrer après eux.
XV. — Requis si plus en scet, dit que non, dont il ait à peine souvenance, fors que aujourd'huy, en disnant avec ledit Galchault en son logis (qui est auprès la tourette, en Tostel d'un sellier, en allant au pont, et près d'icelui auquel disoit où estoit ung nommé Boutillier, serviteur de Monseigneur le senescbal), icelui Galchault regrettoit et disoit : « Helas, que n'estois-je levé aujourd'huy matin environ yy ou viij heures*, car Monseigneur de Bueil est passé par cy-devant et alloit au pont; car j'eusse parlé à lui. » Dit aussy qu'audit disner est arrivé le prevost des maréchaux Martigny, que ledit Galchault avoit mandé, comme le croit il qui deppose. Et s^est levé ledit Galchault dudit disner et mené ledit prevost en sa chambre et parlèrent illec ensemble. Et puis, après le partement d'icelui prevost, a dit ledit Galchault que Monseigneur le seneschal avoit dit audit prevost, en la rue où il Tavoit trouvé, qu'il estoit des compaignies de Galchault ; et atant se sont départis après disner.
Et plus n'en scet dont il ail souvenance, comme dist est, sur tout diligemment interrogé, examiné et requis.
Angers, 8 mars <448. — Procuration de Jean V de Bueil en faveur de son sennteur Martin Morin, ^autorisant à traiter avec le roi René, duc d'Anjou^ de la a rescousse » de la terre