C'est-à-dire avant l'entrée du Roi
*1. La fin du texte fait défant, notamment l'article qai devait fixer la date de la reddition de la place elle-même aux mains do roi on de sei fondés de pouvoir. A propos des engagements pris pour le ti* jour d'octobre, il y a lieu de remarquer qu'ils ne furent sans doute pas exécytéi à celte date, la capitulation ayant été signée seulement le 8 octobre. Voy. plus haut (vol. I, p. ccix et s.) les délais accordés pour révacnaUoi de la ville.
3. Ce document et les huit suivants concernent toutes les aibirei de Savoie à partir de 1152 et en particulier les relations de Tamiral de Boeil avec cette puissance, notamment à propos du traité de Cleppié (voy. plu haut, vol. I, pages clxxxiv et ss., (xvij et ccx et ss.}* — Tous ces înlei^ rogatoires paraissent être des expéditions d'une minute originale. Un mdI, celui de B. de Valpergue, porte la signature du secrétaire chargé do procès-verbal et serait donc la minute même. Tous ont été écrits tor des feuilles de papier volantes et reliés à une époque récente avec d'autres pièces concernant la Savoie.
4. Cette pièce, qui nous a été signalée par M. de Reaocoort, n'est pas datée. Elle est contemiKiraine des autres pièces, ses voisines, qni suivent, bien qu'il n'y ait aucune conclusion à tirer à ce propos de l'ordre dans lequel ces pièces sont rangées dans le volume. Ce document est en tooi caii postérieur à la mort du grand maître Chabannes (août 1453]. D'aprè» lu première phrase, on pourrait croire qu'il doit être daté d'octobre oa sept. 1453 (conf., tome I, p. clxxxv et ss., la fin de la pièce, et tome I,
interrogué comme dessus, etc. , dit que ou mois d'octobre ou septembre derrenier passé, ot ung an ou environ, le Roy lui ordonna, et à feu monseigneur le grant maistre, aler à Lyon aa-devant de monseigneur de Savoyo, qui y de?oit aler pour venir devers le Roy. Et, quant ilz furent en ladicte ville, ilz trouvèrent que mondit seigneur de Savoye n'esloit pas encore arrivé, et pour ceste cause s'en alerent au-devant jusques à une lieue ou environ -, el, quant ilz furent devant lui, lui firent la révérence et Tacompaignerent à entrer dedans la ville et le conduisirent jusques à la grant église de Lyon et de là en son logeiz; et tost après qu'il y fu, ledit déposant dit à mondit seigneur de Savoye teles paroles ou semblables en substance : « Monseigneur, faictes bonne cbere et ne vous soussiez de riens, « car vous estes seurement en la ville du Roy et ne vous devez « doubler ne que se vous estiez à Genève ; car vous n'aurez « mal ne desplaisir. » Et tout voulentiers lui dist ces paroles pour ce qu'il sembloit qu'il fust en doubte. Et, après ces paroles, ledit déposant et feu mondit seigneur le grant maistre s'en alerent en leur logeiz.
Et certain temps après mondit seigneur de Savoye les envoya quérir; et, quant ilz furent devers luy, il leur requist et pria, en la présence de monseigneur le cardinal d'Eslouteville, qu'ilz voulsissent estre ses amis envers le Roy et qu'ilz y voulsissent emploier tous leurs amis et requérir de par lui monseigneur de Vlllequier qu'il voulsist estre son ami ; et les pria qu'ilz teinssent la main qu'il s'en peust retourner bien du Roy; et dit, enadreçant ses paroles à mondit seigneur le grant maistre, qu'il le recompenseroit bien de sa place et se y obligea es mains de monseigneur le cardinal. Et dit oultre audit seigneur et mondit seigneur le grant maistre qu'il leur donneroit et feroit des biens largement, maintenant et une autre foiz, et à tousceulx qui lui feroient service, dont ilz le mcrcièrent. Et incontinent à ces
p. ccît). Toutefois, l'enquête ayant eu lieu à Tours, il est iQfiniment probable que Bueil fut interrogé dans cette ville après le retour du roi, qui eut lieu en octobre 1403 seulement (conf. tome I, p. ccx). Il est assez vraisemblable aussi que Bueil, qui assistait à l'enquête (voy. la déposition de Jacques de Bueil), fut interrogé le premier, c'est-à-dire à la (in de décembre ou dans les premiers jours de jan?ier 1454.
paroles, mondit seigneur le cardinal dit à mondit seigneur de Savoye teles paroles : « Monseigneur, se ilz font pour ¥Ous, il a fault que vous faciez pour eulx et, afin qu'ilz se y emploient (c plus voulentiers, vous vous y obligerez en mes mains et souhz- « mis. 9 Et lors mondit seigneur de Savoye lui bailla derechef la main ; et le prevost de Montjoe, qui estoit présent, pour ce que mondit seigneur de Savoye dist qu'il y feroît obliger des nobles de son pays qui là estoient, se lira devers ledit déposant el lui dit secrètement teles paroles ou semblables : c Ces seîc( gnours font tant de promesses qu'ilz veulent; mais ilz ne les tt tiennent pas toutes et, quant nous y serons obligez, il n'en u tiendra compte. » A quoy ledit déposant respondi ces motz : « Monsieur le prevost , ne vous soussiez ; car, par Dieu ! se tt monseigneur de Savoye ne le veull paier, on ne vous en tt demandera jamais riens. » Et atant se départi de mondit seigneur de Savoye.
Et le lendemain mondit seigneur de Savoye se parti de Lyon pour venir devers le Roy. El, en chemin, ledit déposant et mondit seigneur le grant maistre s'en venoient avecques luy ; et de plus en plus leur ofTroit et promettoit mondit seigneur de Savoye à leur faire des biens et oullre leur donner grans pensions par chacun an, comme de mil et ri°* francs, dont ledit déposant tousjours le mercioit. Et, au regart des pensions, lui dit qu^il avoil assez des biens du Roy; mais, quant il lui feroit autres biens, il les prendroil voulentiers. Et ainsi s'en vindrent jusques devers le Roy.
VA, après que mondit seigneur de Savoye y eut esté par aucun temps, ledit déposant lui demanda comment il se trouvoit avecques le Roy et s'il estoil bien content; lequel lui respondi que oy, el tousjours continua jusques à son parlement. El, quant vinl ({u'il voult partir, il envoia quérir ledit déposant et lui bailla certaines cedules de don d'argent pour messeigneura du conseil, pour les iKiiller et distribuer à cculx à qui elles estoient, lescjuelles cedules ledit déposant porta au Roy, qui lui dit el ordonna les bailler et estoil content que on les prist; et aussi le.< bailla ledit déposant. Et après fu devers mondit seigneur de Savoye et lui demanda derechief s'il s'en partoit bien du Roy, lequel lui respondi, comme tousjours, que oy et le
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mercioit et qu'il lui feroit des biens tant que seroit bien content. Et après s'en parti mondit seigneur de Savoye, et ledit déposant demoura avecques le Roy ; et s'en ala feu mondit seigneur le grant maistre à Lyon avecques mondit seigneur de Savoye.
Enquis se mondit seigneur de Savoye fut contrainct se obliger audit monseigneur le grant maistre et autres, etc., et s'il loi fut dit qu'il n'yroit point autrement devers le Roy, dit que non, ne ne fut oncques en lieu ne ne sceust que on en parlast à mondit seigneur de Savoye ne à autre pour lui.
Vray est que, lui estant derrenièrement à Molins avecques le Roy, feu mondit seigneur le grant maistre lui envoya, par un nommé Olivier, son clerc, une obligacion de mondit seigneur de Savoye d'une somme d'argent.
Tours ^ i2 janvier 4454. — Déposition de Jean d'Amanct/y éeuyer^ interrogé par le chancelier touchant les affaires de Savoie, — (Bibl. nat., ms. fr. 48083, no 53. Copie du temps. Papier.)
Noble homme Jehan d'Amency, escuicr, examiné par monseigneur le chancellier et maistre Jehan Tudert, en ma présence ^ le xif jour de janvier Tan mil CCGC LUI, après le serement par lui solempnellement fait de dire vérité, dit que, en Tan CCGC LU ou moys de septembre et d'octobre, le Roy estant à Ghaugy, ledit d'Amancy se parti dudit lieu de Ghaugy pour aler devers monseigneur de Savoye à Genève, où pour lors il esloit, pour lui dire et remonstrer les dangiers et perilz où pour lors il estoit à cause de ce que le Roy n'esloil pas content de lui ; durant lequel temps monseigneur Jacques de la Tour, qui pour lors estoil chancellier de Savoye, vint devers le Roy à Feurs de la part de mondit seigneurie Savoye. Et, au retour que fist il qui parle, rencontra ledit messire Jacques, venant devers le Roy entre Lyon et Montlucl, qui s'en retour-
1. Il s'agit probablerocQt, ou de la présence d'Adam Roland, secrétaire dn chancelier, mentionné dans l'une des dépositions suÎTantes, ou de celle de Louis Daniel, secrétaire de Jean Tndert.
Il u
noit devers mondit seigneur de Savoye ; et lui demanda il qui parle où estoit le Roy, qui lui deist qu'il estoit à Clepié. Et s'en vint il qui parle audit Clepié devers le Roy et lui présenta unes lettres que mondit seigneur de Savoye lui escrivoit de sa main, et lui dist et exposa de bouche ce quMl avoit trouvé en Savoie. Et, aucuns jours après, fut ordonné qu'il retourneroit devers mondit seigneur de Savoye-, et de fait y retourna; et Ait oudit moys d'octobre, comme il lui peut souvenir. Et porta à mondit seigneur de Savoie une lettre que le Roy lui escrivoit. Et, quant il qui parle fut audit pais de Savoye, il sceut que ledit messire Jacques de la Tour estoit très fort malade et disoit l'en qu'il morroit de celle maladie. Et, pendant ce qu'il estoit oudit pals de Savoye, fut mandé messire Jacques de Valpergue, par aucuns ses amis et par le moien de madame de Savoye, lequel vint à Genève^ et, incontinent qu'il fut arrivé, plusieurs gens s'eo esbairent et aucuns vindrent dire à il qui parle qu'ilz se esbalssoient de la venue dudit messire Jacques de Valpergue et que, se monseigneur de Savoye le recepvoit en sa maison et service, ce seroit le plus mal fait du monde et que autant vauldroit mettre le feu en tout le pays, pour ce que c'estoit la plus mauvaise créature et la plus dangereuse que oncques fut, en priant il qui parle que, pour Dieu, il le remonstra à mondit seigneur de Savoye et à madame, ce qu'il fist. Et, comme il qui parle sceut que ledit de Valpergue fut lost après adverty de ce qu'il avoit dit i niCddits seigneur cl dame, dont il concout granl hayne à i'enconlre de luy qui parle et dudit païs de Savoye, s'en retourna lors devers le Roy il qui parle et aporla lettres au Roy de mondit seigneur de Savoye.
Et estoit en ce temps monseigneur le cardinal d'Estoute ville devers le Roy, lequel monseigneur le cardinal parti de devers le Roy, de Feurs, pour aler devers monseigneur de Savoye le jour qu'il qui parle arriva devers le Roy. Et le lendemain il qui parle s'en retourna devers mondit seigneur de Savoye et lui porta lettres du Roy; et aussi emporUi une autre à monseigneur le cardinal, qu'il trouva en Savoye au lieu de Dambournay. Et lui commanda le Roy qu'il se gouvernast sagement et (ju'ii ne flst riens qu'il ne le deist à mondit seigneur le cardinal, ce qu'il tlst. Et, depuis i|u'il fut en la compaignie de
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mondit seigneur le cardinal, il s^en alla tousjours avec luy Jusques à Genève, où estoit mondit seigneur de Savoye, auquel il bailla les lettres que le Roy luy escrivoit et lui dist le contenu de sa charge.
Et, dedens bref^ jours après, mondit seigneur de Savoye se partit et vint à Lyon, pour tirer son chemin devers le Roy, acoompaigné dudit de Valpergue et d'autres ses conseillers; et avecque lui sen retourna mondit seigneur le cardinal. Et, en venant à Lyon et que mondit seigneur de Savoye fut à Montluel, pour ce que 1 en n'estoit pas bien content dudit de Valpergue, plusieurs des gens de monseigneur de Savoye se tirèrent devers mondit seigneur le cardinal en lui suppliant que, pour Dieu, il voulsist parler à mondit seigneur de Savoye qu'il ne s'aidast ne servist dudit de Valpergue et que, s'il le faisoit, il seroit cause de troubler la bonne voulenté de mondit seigneur de Savoye et le bon accord que on esperoit estre entre le Roy et luy. Et, à ceste cause, parlèrent ensemble mondit seigneur le cardinal et il qui parle, lesquels à ceste occasion envoyèrent à Lyon le petit trésorier d'Avrenches, devers messeigneurs l'admirai et le grant maistre, qui là estoient de par le Roy, pour les advertir qu'iiz ne besongnassent, en ce qui estoit à faire avecque mondit seijjrneur de Savoye, par le moien dudit messire Jac(ïues ne de son frère Loys de Valpergue, pour ce qu'il cstoil renommé très fort brouilleur et qu'il pourroit estre cause de toule rompture.
Dit aussi il qui parle que ledit messire Jacques se parti, ne scet pourquoy, dès le bien matin, dudit Montluel, le jour que mondit seigneur de Savoye s'en devoit partir pour aller à Lyon, et s'en ala en Tostcl du prevost de Montjou, où il trouva mesdits seigneurs l'admirai et le grant maistre, auxquelz il parla et ftst plusieurs ouvertures. Et, en conclusion, s'en partirent d'ensemble sans rien faire et tellement que, depuis, mondit seigneur l'admirai dit a il qui parle qu'il avoit veu ledit messire Jacques et qu'il semhloit bien, à son visaige, une mauvaise personne et ung contrediseur de tous bons accors. Et, pour ceste cause, ne furent lesdits messires Jacques ne Loys, son frère, appeliez en chose qui fust à Lyon, dont ilz furent très mal contents et en donnèrent toute la charge à il qui parle.
El dudit lieu .s*cn vint mondil seigneur de Savoye devers le Roy audit rjepiê, el fut besonpnc «"s matières pour lesquelles il estoit venu ; el à icdh^s faire no fui point appelle ledit mesare Jacques au comniencemenl. Toutesvoies il y fut a la concluskM el ne tint pas à lui qu'il n y eut des roraptun». Kt, après que mondil seigneur de Savoie cul besungné avecques le Roy ei que tout fui bien, le Roy se parti de Clepiè el ala a Pomiers faire a Toussainà; el fbt ordonné le logeiz de monseigneur de Savoie à Saint-Germain, à une lieue près dudit Pomiers. El ceitendant vindrenl nouvelles a mondit seigneur de Savoie que ledit mctsire Jacques de la Tour, lors son chancellier, estoil Irespaflè.
Et, en ce temps, vindrenl nouvelles au Roy de la prise de Bor« dcaux. Kt, le S4jir qu'elles furent dictes, il qui parle estuit de«cn le Roy, audit Pomiers. qui lui commanda que le lendeauiiit très hien malin, il alast audit S^iint-Germain devers roesaôgiirurs ladmiral. 1«^ irrant maislre, le sire de Torcy etsenescfaal de Poiclou, leur dire <|u'ilz se tirassent devers munsei^eiir le cardinal et aveoiues lui alassent devers mondil seigneur de Savoie lui dire, bien el douicement, la prise dudit Rurdeauli. en manirre qu'il ne >'e>liahist; ce qu'il qui parle fisL Et. co entrant audit Saint-liermain, trouva en la rue ledil de Valper::ue, lequel de Valpergue tira à part il qui jiarle el lui dût que, >*il \ouliiil lui i'<tn* ami à son liesoing, il le feruit faire clievailiiT et lui feroit dunner, avant qu'il fu>l deux an», <|uatfe ou v livres dt* rente vu S;i\n\e; et esloit «ifln qu'il qui parie tenist la main dt*vers mondit >eigiieur le cardinal el monsct- ^'ncur de Savo)i> a li* faire chancelier de Sa\oye. A quot il qui parle lui res|H>ndit que tn*s voulentiers lui seroil ami. mai» quant a chanci'ii«T. il m* le vimloit point estre ««ir -. toutefToi^, s'il lui t'ai M M i faire aunin bit'ii, il en >eroit Ire^* joieux et le (weadroit \ouIentiers. Kl depuis il qui parle |»arla à mesdiU migneur> il* cardinal el de S^ivoxe |Miur letlit mes>ire Jaci|ues cl pour lui tisl tout le inifuK qu'il peu^*!.
Kl, apre^ que inuniiil sei^'neur de Si voie eut be^iontfnr aveeqae le Ro\, sVn retourna en s^m im\s, et mondil seigneur le CArdiôai a\«'cque lui jusi|ue^ a L\on. Kt d'il(*o s'en ala mondil àeigocur 11* rardin il ile\er^ inonM'iuneur le Ikiulphin, et apreaa lieiwfe, ou il trouva mondit M*i^'neurdeSavoye. Et, audit lieu de Gcœie.
se trouva monseigneur de Vendosme, qui estoit aie veoir madame de Savoye, et se y trouva pareillement il qui parle.
Pendant lequel temps mondit seigneur de Savoye, sans i*ayde ne sçeu dudit messire Jacques, lui fist des biens, tant pour Tonneur du Roy que pour aucuns services qu'il lui avoit faiz ; et, entre les autres, lui bailla les chastel et place de Remillysoubz-Cornillon^ et en commanda ses lettres. Et, après aucuns jours, hit ledit messire Jacques fait chancelier de Savoye. Et, pour ce quMl estoit besoing à il qui parle avoir ses lettres du don et bail que mondit seigneur de Savoye lui avoit fait de ladicte place de Rumilly, les fist faire et mettre en forme et les porta audit messire Jacques, chancelier, pour les faire sceller et expédier, lequel les prist et retint devers luy pour le jour et lui dist qu'il relournast le lendemain; ce qu'il fist. Et, quant il Alt devers lui, il trouva que ledit messire Jacques les vouloit ftiire refaire autrement qu'elles n'estoient, à son dommage et ne les voult sceller. Et, pour ceste cause, eurent, il qui parle et ledit messire Jacques, plusieurs paroles ensemble, telement qu'il qui parle s'en plaigny à mondit seigneur de Savoye, lequel mondit seigneur de Savoye voult et commanda qu'elles feussent scellées, et le furent, en la fourme et manière qu'elles estoient, oultre le gré et voulenté dudit messire Jacques; dont à ceste cause ledit messire Jacques a conçeu très grant hayne à rencontre de il qui parle.
Et, ces choses faictes, il qui parle s'en parti du pays de Savoye et s'en vint à Molins en Bourbonnois, en janvier ensuivant, où le Roy estoit, cl lui aporta lettres de monseigneur le cardinal et de mesdits seigneur et dame de Savoye. Et, certains jours après, le Roy ordonna messires Jehan d'Elon^ et Pierre des Barres, chevaliers, et il qui parle, aler en Savoye pour le folt des nobles et autres choses ; et sur cela il qui parle ala avec ledit des Barres jusques à Lyon, où estoient monseigneur d'Alelh, messire Jehan d'Elon et maistre Girart le Boursier. El, pour ce qu'il avoit bon vouloir que la volonté du Roy ftit accomplie touchant les nobles de Savoye, se tira devers le pre*