Var. : « de plaisance. » A. D. E
4. Nous lisons dans J. Ghartier, ch. lxxxiii : « En ce temps [septembre 4432] ensuivant, se combatirent à oultrancc à Sablé, en pays du Maine, devant le sire de Bueil, ung Anglois, nommé André Trollot ou Trollop, et ung François. Et fut icellui François par ledit Anglois desconfit. » — G'est certainement ce combat singulier que Jean de Bueil rappelle ici. Son issue fatale, d'après Jean Ghartier, explique pourquoi notre auteur, au lieu de raconter les péripéties de ce combat, se contente de dire que chacun en « sailUst à son honneur, tant amis que ennemiz. » On peut être vaincu avec gloire.
LE JOUVENGEL. 105
rhomme du Jouvenccl dit que non. Sur ce, fut requis le Jouvencel d'envoyer un sauf-conduit à Thomme du duc Baudoyn ; ce qu'il fit. Et, l'homme du duc Baudouyn venu, il somma et requist l'homme du Jouvencel de sa foy et luy dist : « J'ay eu vostre foy et vous prinz le mardi gras, quant vous venistes courrir devant Escallon, et vous emportastes^ le lart. > Et 'homme du Jouvencel lui respondit : c Vous me pristes voirement et me rendiz de paour de mort ; mais oncques je ne vous donnay ma foy ne aussi vous ne la me demandastes pas. Et, ainsi que vous me teniez, vous ou deux ou trois aultres, noz gens se trouvèrent ensemble et tournèrent sur vous et vous en allastes et je demouray et m'en vins quant et les gens de mon party, et aultre chose n'y eust entre vous et moy. » — « Voulez-vous dire, dit rhomme du duc Baudouyn, qu'il n'y eust aultre chose? » — € Non, dist l'homme du Jouvencel. » — VouUez-vous dire, dist l'homme du duc Baudouyn, que vous n'estes mon prisonnier et que vous ne me ayez donné vostre foy? Que voulez-vous dire sur oecy? » — € Je ne vueil rien dire, dit l'homme du Jouvencel. » — « Et je vueil dire, dist l'homme du duc Baudouyn. » — « Vous direz ce qu'il vous plaira, dist l'homme du Jouvencel. Je vous orray voulentiers. > — < Que allez-vous dissimulant? dist l'homme du duc Baudouyn ; je vous ay prins et estes mon prisonnier et m'avez donné la foy. > Dist l'homme du Jouvencel : « Je ne donnay oncques foy c ne promesse ; il est vray que vous me pristes et que