Var. : « rencontroient. • G. D. E. F
amy, je vous pry que, si Dieu donne que nous oyons le cor et que nostre fait se porte bien, que vous vous tiengez à cheval avec ce que vous avez de gens darrière, affin quant nous descendrons à pié que quelques gens ne nous viennent embler noz chevaux ; et donnez bruit ^ en aucuns endroits de la ville, affin quMIz ne saichent de quel costé tourner. » — c Gommait! dist le cappitaine de Grathor. Me metrezvous maintenant à garder les chevaulx? » — c Ha ! mon père, dist le Jouvencel, vous povez faire trop de service en cecy. Pour Dieu! demeurez. » Et le cappitaine lui respondist : t Vous estes mon chief maintenant et, pour ce, je obéyray à tout ce que me commanderez ; car ung homme a autant d'honneur à garder les chevaulx ou moins faire , quant son dûef lui commande, comme d'estre ou front de la bataille. » Et, pour ce, le Jouvencel dist : c Nous serons tous à butin, aussi bien ceulx de dehors conmie ceulx de dedans, affin que nul ne se amuse au fourraige. Et ainsi je Tay dit à monseigneur de Rocqueton. »
Et, tandiz que le Jouvencel faisoit son ordonnance en son embusche, le sire de Rocqueton faisoit ses appfouches et besongna si bien que ses XL hommes entrèrent ou boullevart. Et, quant ilz furent dedans, ilz trouvèrent Huchon et ses compaignons prestz à leur commandement, qui les fournirent de crocqs. Et incontinent crocherent le pont et le abatirent et vindrent heurter à la porte, qui estoit ouverte. Leurs cent hommes qu'ilz avoient couchiez ou fossé saillirent tan-