‹ Le JouvencelChapitre 70 sur 184 · Var. : c querelle. » E. F. I · texte numérisé non relu

Var. : c querelle. » E. F. I

3. Cette phrase est incompréhensible; le verbe principal manque. Tous les manuscrits donnant la même leçon, c^est à Tringant qu'il faut attribuer cette mauvaise rédaction, dont plusieurs exemples se retrouveront dans la suite.

GOMMKNTAIRE DU c JOUYKNGEL >. S67

dis ne voloieDt pas déclarer les noms ne les lieux oîi les chouses ont esté faictes, ou de ceulx qui les ont faîctes, il leur a convenu quérir noms estranges, qui les a faict troubles^; car, quant de tous points ilz eussent escript les noms et les lieux, ilz l'eussent faict plus legièrement et myeux à leur plaisir; mais le sire de Bueil, à qui eulx et moy estions, ne vouloit jamaiz qu*ilz le fissent pour ce qu'il ne voloit estre loué ne magnifié devant luy-mesme ; car la pluspart des chouses qui sont escriptes oudit livre du Jouvencel, il les a faictes et exécutées, dont d'autres se sont donné la gloire de les avoir faictes, ainsi que plus à plain vous seront déclarées. Et moy, Guillaume Tringant, dit Messire Odes^, nourry en la compagnie des troys dessus nommez, [qui] ay oy debatre à eulxmesmes et autres la certainetté et vérité des faictz, ay volu escripre et déclarer à mon povoir les chouses ainsi que je les ay peu entendre et comprendre. Au vray ne sçay pas^ toutes les besongnes faictes et escriptes du Jouvencel; mais celles dont je puis avoir vraye cognoissance, les declareray à mon povoir, afin que chascun les entende, et par especial celles du sire de Bueil, le maistre de mes maistres et le mien, et des autres cappitaines et gens de guerre ce que j'en puis sçavoir. Mais, quant depuis je m'en suis enquis,

1 . Var. : a lesquelles choses les ont fort troublés. » £. F. I.

2. Ce nom avait été lu jusqu'à présent Messodés. Les manuscrits portent très clairement Tabréviation de messire {mess.) et le mot Odes (Eudes). Voyez la notice de Sainte-Palaye {Mémoires de l'Académie des Inscriptions, t. XXVI, p. 700) et celle de M. P. Paris, Manuscrits français de la Bibliothèque du Roi, t. II, p. 131. — Sur Tringant, voyez notre t. I, p. ccciv.

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