Var. : • orgueil. »'F. I
266 COMMENTAIRE DU c JOUYENGEL ».
querelle, et les exemples qui y sont mys, sont faictz et escriptz en ceste intencion, non pas pour faire guerre par tyrannie, par orgueil, par avarice; et du raport de plusieurs bons capitaines et compagnons, qui ont suyvy les armes et ont veu la pluspart des chouses escriptes ou livre du Jouvencel : Jehan Tibergeau, seigneur de la Mothe, Martin Morin et maistre Nicole Riolay, serviteurs du seigneur de Bueil, mon maistre ^ ; au rapport de vaillans honmies qui ont suivy la guerre et de ce qu*ilz ont veu ou escript, ou moins mal qu'ilz ont peu et le plus à la vérité que possible leur a esté, les chouses escriptes audit Jouvencel (vray est qu'il y a une fiction faicte de la fille du roy Âmydas et du Jouvencel ; pour ce que les susdis serviteurs ne voloient pas ne ne veoient le Jouvencel estre tirant ne parvenu à estre seigneur et prince par tyrannie, pour ce que leur livre est faict et fondé sur bonne équité ; et autrement n'y povoit parvenir, car il n'avmt nulle cause ^ de soy faire seigneur ne prince, pour œ que c'estoit ung povre gentilhonmie ; et est bit œ mariage pour exemple de bien faire et pour noonstrer que nul ne doit venir à hault estât ny à granl seignorie, s'il n'y vient justement et à bonne querelle ; mais les exploictz de guerre, qui sont escriptz soubz umbre du mariage, ont esté faictz et sont véritables)^. Et, pour ce que mes maistres dessus-
i. Var. : « mon maistre et le leur. » F. I. — Pour ces trois personnages, voyez notre t. I, p. ccciv à cccvi.