Jean Stuart de Darnley
3. Jean, sire de Fontaines, que les chroniques appellent Guérin, fut capitaine du Mans en mai 1421 et mourut vers 1428 : voyez G. Port, Dictionnaire de Maine-et-Loire, art. Fontaines (Ilardouin de). Monstrelet, ch. ccxl, le fait mourir à Baugé, 22 mars 1421. Voyez notre t. I, p. xcix, note 2.
4. Tringant semble ici faire confusion entre les dififérents membres de la famille du Bellay. M. Port {Dictionnaire, art. Dubellay) dit que Jean du Bellay périt à Gravant, son frère Pierre à Yerncuil, et qu'un autre frère, portant aussi le nom de Jean, fut pris à Azincourt, resta deux ans en Angleterre et revint ensuite guerroyer en Anjou. — Pour la bataille de Soubise (1411), voyez la Chronique de Jean le Fèvre, seigneur de Saint- Remy, éd. de la Société de l'histoire de France, t. I, p. 45-46.
GOMMENTAIRB DU < JOUYENGBL >. SI69
gentil chevallier, nommé le sire de Gamaches^, par ung Anglois' qui le mena à Paris et le voloit mettre à une finance impossible à payer à luy; et, pour ce qu'il ne luy voloit pas offrir plus que six mil escuz, qui estoit sa puissance, cest Anglois, pour le contraindre à plus grant finance que ce qu'il offix)it et qu'il povoit, le pendit par les piedz; et ung gentilhonmie des prochains du roy Henry d'Angleterre, qui le vit, courut au Roy et luy dit le cas. Incontinent le Roy envoya quérir ledit Gamaches et lui demanda [ce] qu'il avoit offert de sa bonne volenté ; et il luy respondit : < Six mil escuz. > Adonc le Roy envoya le sire de Gamaches sur sa foy et donna lesdis six mil escuz aux gentilshommes qui l'alerent quérir et advertyr^ du cas, et condampna l'Angloys à n'en avoir ryens. Aussi y fut prins messire Guillaume de Coursillon^, qui pour lors estoit jeune homme. Ne aussi je n'ay pas esté à la bataille d'Agincourt, là où furent prins et mors plusieurs des princes et grans seigneurs de France, chevaliers et escuiers, et moult grant noblesse, ainsi que chascun scet, et meismement le père de mon maistre, ses frères et ses cosins^. Or de cela je m'en raporte à ceulx qui en sauront mieulx parler et aux Croniques de France.