Voyez t. I, p. xxx et suiv
284 GOMMEirrAIIlE du c JOUYKlfCIL ».
de Raiz. Et cela veult dire la prinse de Cratbor. Ainsi est-il dit ou Jouvencel que c*estoit sur les ennemys ; et fut bien vray que ledit sire de Raiz luy monstroit bien qu'il estoit son ennemy. Et, pour ce qu*ilz estoieot tous deux françoys, mes roaistres ne volurent point déclarer sur quoy fut prins Grator, mais seulemeot sur les ennemys. Neantmoins que le Jouvencel, ioy estant prisonier, projecta et pansa la prinse de Sablé sur le sire de Raiz, ce qu*il fit.
XIX. — De là vint [mettre] le siège au ChasteaiK-du- Loir que les Anglois tenoient, acompagné de messire Baudoyn de Champagne, seigneur de Tucé, et dn baron de Colonges\ et fist venir ung juge' de Tooraine, nommé maistre Jacques Amelin, à Tours; et fut prinse la place ; 'et vindrent les Anglois au secours, qui n*oserent combatre mondict maistre ne la oompagnie.
XX. — Au retour dudit siège et incontinent que mondict maistre fut à Sablé, il partit et s'en alla à Laval et l«i trouva le sire de Loheac, et allèrent ensembir jusciues û Sainct*Guillaume-de-Mo^taing^ où iiz trouvèrent une grosse compagnie d*Angloys, nommez Thomas Ampton et Henry Chou, avec Testandart et compagnie du sire d*Escalles. Lesdits sires de Loyeac et de Buoil, mon maistre, les desconfirent: