‹ Le JouvencelChapitre 85 sur 184 · Villaines-la-Juhel (Mayenne · texte numérisé non relu

Villaines-la-Juhel (Mayenne

286 GOMMENTAIHE DU c JOUYBNOEL ».

[alerent loger à Yivaing]^ Au matin, au point du jour, vindrent bien cent chevaulx d'Angloys avec deux trompetes pour faire crier alarme et amuser le logis de Beaumont, tandis qu'ilz aloient oombatre cculx de Yivaing. Incontinant mondict maistre cougneut leur malice et dit : c Ilz vont combatre noz gens, c  cheval ! à cheval ! » et passa le pont à toute dillîgence, dont chascun n'estoit pas d'opinion; auds il disoit que les ennemys estoient empeschez de leur proye tellement qu'ilz ne se pourroient mettre en ordonnance de combatre. Et, sur ce, fit mondit maistre apeller messire Pierre de Brezé, qui estoit en la tour de Beaumont, lequel descendit à toute dilln gehce et amena la garnison dudit Beaumont, qui estoit en nombre vingt-cinq lances, lesquelz vindrent sur le débat et y servirent très bien.  rassemblée, ledit sire de Brezé ^ ordonna qu'on donnast aux enseignes des Anglois : car ilz sont de telle nature, ainsi qu'on dit, que, quant leurs enseignes sont ruées et portées par terre, ilz sont tous esbays et ne se ralient plus. Il y avoit deux chevaliers de l'hostel monseigneur du Maine, Tun nommé messire Auvergnas Ghapperon, et Tautre le sire de la Vessière ^, lesquelz avoient ung guidon de monseigneur du Maine; car ledit sire de Bueil, mon maistre, estoit lieutenant au pays pour ledit seigneur du Mayne. Lequel guidon fut porté par

1. Nous avons été obligé de complétor ainsi cette phrase, absolument incompréhensible sans cela.

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