Lo Roi
i. Jean du Quélenec, vicomte du P'aou. Voyez Dom Morice, Preuves de l'histoire de Bretagne, t. II, col. 1621, 1627, 1629, etc.
œiIMENTAIRE DU < JOUYENGËL >. 297
à Dieu, que le Roy conquist Bourdeaux et tout le pays. Et, en tant qu'il le (ist lieutenant en celle partie, j'entens que le Roy lui avoit donné sa fille pour la puissance que luy avoit donnée et l'honneur qu'il lui fist. Aussi par ceste fiction du roy Amydas est à entendre que, quant le Roy commist le Jouvencel, mon maislre, son lieutenant devant Bourdeaux, on fit des rapportz en le cuydant brouller avec le Roy, disant que mondit maistre et aucuns avec luy faisoient des chouses qui ne luy plaisoicnt pas, et qu'il estoit besoin y donner provision. Et, pour Icsditz rapportz, ne fut pas le Roy content de luy, quelque service qu^il lui eust faict, et luy manda que incontinent allast devers luy à Liborne : ce qu'il fist. Et, ce tantost qu'il fut devers luy, le Roy congneut les faulx rapportz qu'on avoit faict de luy. Pour ces causes, suplia au Roy que son plaisir fust le descharger de l'auctorité et puissance qu'il lui avoit donnée et commetre quelque homme de bien à Lormont et prendre ou faire prendre le serment de tous les capitaines et gens d'armes qui y estoient. Adonc congnut le Roy qu'il n'estoit ryen desdictz rapportz, et en fut très content en donnant plus de puissance que devant à mondit maistre le JouvenceP.
XXXVI. — Des chouses qui ont esté desguisées et divisées ou livre du Jouvencel, je vous en dis l'exposition. D'autres pratiques qui ont esté faictes, que mon maistre et autres ont fiaictes et exécutées à l'exploict de la guerre, je ne les vous declareray point; car vous en trouverez la pluspart ou livre du Jou-