Voyez t. I, p. ccvii
298 COMMENTAIRE DU c JOITVENGEL >•
vencely ouquel mondit maistre y a point volu estre nommé.
XXXVII. — Et, pour vous déclarer le conte de Parvencheres ou livre du Jouvencely ce eust esté forte chouse d'avoir couché tous les lieutenants que le Roy ordonnoit; car il en a eu plusieurs et en plusieurs pays et contrées. Entre les autres, il s'est fort aydé du conte de Dunoys ; car il y a voit de grans princes lieutenans en plusieurs pays ; mais le Roy lui donnoit communément des charges çà et là et lieutenances ; mesmement, là où estoit la personne du Roy et des grans seigneurs, Tay-jc veu lieutenant sur les gens d'armes. Et, en beaucoup de lieux, le Jouvencel, mon maistre, l'acompagnoit, et, quant le Roy embesongnoit monseigneur de Dunoys en son conseil ou autrement, du voloir du Roy, il laissoit volentiers la charge au Jouvencel.
XXXVIII. — Le Jouvencel fut lieutenant du conte du Mayne et du duc d'Alençon quelquefoys. Et pour ce est-il dit en son livre qu'il estoit lieutenant du conte de Parvencheres, pour ce que ces seigneurs le laissoient en leur lieu. Et, pour mieulx déguiser tousjours icelluy livre, on les appelle tous le conte de Parvanchei^s. Aussi, de la part des Angloys, il est entendu pour tous lieutenans du roy d'Angleterre le duc Raudoyn, dit le duc d'Ath, pour le duc de Bethfort, et le conte d'Arondel pour le conte d'Orthe.
XXXIX. — Il saillit de la compaignie du Jouvencel, mon maistre, plusieurs gens de bien qui se firent grans gens, et entre les autres messire Anthoyne de
COMMENTAIRE DU c JOUVENGEL >. 299
Champagne \ Joachin Rouault, qui depuis a esté mareschal de France, Jehan de Brezé*, messire René de la Jumelière^, et mesmement messii*e Pierre de Brezé, qui depuis a esté grant senechal de Normandie, et plusieurs autres. Et, pour ce que j'ay en mon entendement sceu la vérité des chouses, je les ay mises le plus au vray que j'ay peu, grossement, sans plus déclarer. Et soyez seurs qu'il n'y a point de faulte en ce que j'ay cy-devant escript. Et, s'il n'est si bien mis et si au long comme il appartient, je supplie aux lisans qu'il leur plaise nie pardonner.