‹ Le JouvencelChapitre 95 sur 184 · René des Roches, seigneur do la Jumelliôro · texte numérisé non relu

René des Roches, seigneur do la Jumelliôro

Chinon, 24 juillet 4379. — Quittance donnée par Jean III de Bueil, capitaine général en Languedoc^ au nom de son fils Pierre. (Bibl. nat., Titres scellés de Giairaml>ault, vol. 23, P> 4663.)

Nous, Jehan de Bueil, chevalier, chambellan du Roy noslre sire el de monseigneur le duc d'Anjou, senechal de Thoulouse et cappitainc gênerai de par mondil seigneur le duc es parties de la Languedoc, cognoissons avoir eu el receu de Estienne de Montmegen, trésorier des guerres du Roy, et de mondit seigneur le duc es dictes parties, la somme de trois cens soixante livres tournois franc d'or, pour xx sols tournois pièce, en prest sur les gaiges de Pierre de Bueil, escuier, noslre lilz, et de vint trois autres escuiers de noslre hostel el de sa compaignie* deserviz et à deservir es présentes guerres du Roy el de mondit seigneur es dictes parties el ou pais de Guyenne et ailleurs. De laquelle somme de m'' lx 1. t. dessusditte nous nous tenons à bien content el payé. Donné à Chinon, soubz nostre seel, le XXI' jour de juillet, Tan mil CGC soixante dix et neuf.

(Sceau manque.)

1. Une copie de la montre de Pierre de Baeil se trouve an Cabinet des titres (Cot/. de pièces orig., vol. 549, p. 61).

304 PIÈGES JUSTinCATIVES.

Paris, ^«' mai ^386. — Lettres de Charles VT autorisant de Bueil, seigneur du Boys, en Tour aine, à fortifier $on château dudit lieu. (Arch. nat., JJ 428, m* 257.)

Charles, elc , savoir faisons à touspreseosetà venir que,

de la partie de nostre amé et féal chevalier et chambellan Pierre de Bueii, seigneur du Boys, en la parroisse de Nevys, en nostre pays de Thourainc, nous a esté supplié que, comme son hostel dudil lieu du Boys, lequel il tient à foy et hommage de nostre amé et féal chevalier le sire d'Amboise, pour raison duquel il a, en sa terre que il tient et lui est subjette à cause dudit lieu du Boys, haute justice, basse et moyenne, soit en place convenable à faire forteresse, et en laquelle il a desja fossez el autres choses et appareiiz convenables à lieu fort €i ouquel se pourroyent réduire ses hommes et subgiez plus prestement (|ue ailleurs, el il ail en propos de le fortifier^ et y foire ponUlevois, garites et autres choses et appartenans à forteresse, laquelle chose il ne peut faire sans avoir sur ce nostre licence, nous, sur ce, lui veillons pourveoir de nostre grâce. Pourquoy nous, considerans les bons et aggreables services que a biz pîir long temps noslredil chambellan à nostre très cher seigneur el père, que \)m\\ absoille, et à nous, et fkit encore chaseun jour, et espérons k\vC\\ nous face ou temps à venir, audit nostre chambellan, pour lui, ses hoirs, successeurs et ayans cause de lui ou temps à venir, avons ottroyé et ottroyons de grâce espeeial, par ces présentes, que sondit hostel du Boys il puisl ftùrc fortifier cl (Miiparor de nmraille, fossez, guerrites, pont-lcveys et autres choses quelconques appartenans à forteresse, et que ycellui hostel ainsi fortifié soit et demeure fort à tousjours, pourveu toutesvoies que ledit lieu soil tellement fortiOé, emparé

1. Cette |)ièc(\ datée de 1386, confirme ainsi l'inscription de la collégiile de Kueil, (|ui rapiHirte à la date de 1380 le coinmencemeat de la ooastrur.tioii du châtoau du lk)is. — V. plus bas, À la date de 1406-1415.

PriBGES JUSTIFICATIVES. 305

ei gardé que par ce aucun préjudice ne s^en ensuive à nostredil pays ne à noz subgiez d'icellui. Si donnons en mandement par ces présentes au gouverneur de nostre bailliaîge de Touraine et à tous noz autres justiciers et officiers presens et à venir, ou à leurs lieuxtenans et à chascun d'eux, si comme à lui appartendra, que nostredit chaml)elian, sesdiz hoirs successeurs et aians cause de lui, facent, seulIVent et leissent joir et user, à tousjours, paisiblement et à plain, de nostre présente grâce, sanz empêchement aucun. Et, pour que ce soit ferme chose et estabie à tousjours, nous avons fait mettre à ces lettres nostre seel, sauf en outre nostre droit et Tautrui en toutes. Ce fut fait et donné à Paris, le premier jour de may Tan de grâce mil CCC IIII'' et six et le siziesme de nostre règne, soubz nostre seel ordené en l'absence du granl.

Paris, 30 avril 4399. — Aveu et dénombrement de Jean IV, sire de Bueil et de Monirésor, pour son fief des dîmes de Youvray-sur-Loire, tenu du roi de France à foi et hommage lige. (Arch. nat., P 432, n» 454.)

Même jour. — Aveu et dénombrement rendu par le même pour tout ce quil tient du roi de France à raiwn du château de loches, et spécialement dans les châteaux, ville, châtellenie et prévoté de Montrésor '. (Arch. nat., P 432, n* 473.)

A 406-4 445. — Inscription commémorât if fe de la construction du château du Boys, commencé par Pierre de Bueil en 4380.

L'an mil CCC IIII", Pierre de Bueil, chevalier, et Marguerite

1. Indre-et-Loire, arr. de Loches. — Cette goigneurie était tenue du roi par Jean IV de Bueil, sauf le donjon, qu'il tenait de l'abbé de Villeloin. Elle ne semble pas avoir été très importante; le seigneur y possédait cependant cinq moulins à blé, un moulin à foulon, la prévôté, le ban et le tabellionage de la ville de Montrésor, plusieurs métairies, des prés, vignes, l>ois et étangs. L'aveu énumère en outre un certain nombre de vassaux, dont plusieurs chevaliers.

de Chausse, sa femme, commencèrent le chastel du Boys *. Et pour lors estoient en vie : révèrent père en Dieu Hardouin de Bueil, evesque d'Angiers; Jehan de Bueil, chevalier', seigneur de Bueil, de Monlhesour, de Chasleau-Fromont, de Pocé, de Saint -Braies^, de la Marchière, Courcillon et autres lieux; Guillaume de Bueil, seigneur de Valaines; Marguerite de Bueil, dame de la Varenne; Marie de Bueil, dame de Grenon^. Et esloient les dessusdiz seigneurs et dames frères et suers dudit Pierre de Bueil, frère de Marie de Bueil, dame de Fontaînes- Guérin, el oncle de Jehan de Bueil, chevalier, de Jehene de Bueil, dame de TIsle-Bouchart, de Marie de Bueil, dame de Passavant, et de Catherine de Bueil ^, enfants dudit sire de Bueil. Et fut ledit lieu du partage de Bueil.

Cette inscription sur marbre, d'une belle écriture du xv« siècle, était dr^jà, du temps de Gaignièrcs, ûxéc au mur de la collégiale de Bueil.

Un fac-similé existe au musée de Tours, dans les collectioiis de la Société archéologique de Touraine.

Elle a été rei)roduiie très incorrectement dans une note de Gaignières^, et par Bourassé (Notice sur l'ancienne collégiale de Bueil. — Mérn, de la Soc. archéol. de Touraine, VU, 249). Les plue importantes de ces erreurs ont été signalées par M. Hucherdans ses Monuments funéraires de la famille de Bueil (p. il et ss.). Nous reproduisons ce texte d'après le fac-similé du musée de Tours.

En ce ((ui concerne la date de l'inscription, il est facile de voir qu'elle doit avoir été faite postérieurement à la naissance de

Page 1