‹ Le judaisme avant Jésus-Christ [microform]Chapitre 107 sur 198 · L. Volusius Sahirninus (2), 4-5 ap. J.-C · texte numérisé non relu

L. Volusius Sahirninus (2), 4-5 ap. J.-C

\. Consul en Fan 12 av. J.-C, proconsul d'Afrique, légat de Syrie en l'an 4/5, d'après une monnaie d'Antioche datée de l'an 35 de l'ère actiaque.

P. Sulpiciiis Quirinms, 6/7 et les années suivantes.

Nous avons longuement parlé de ce personnage, que Josèphe nomme Kupv^vtoç, et auquel il attribue le recensement de la Judée [Ant., XVII, xiii, 5 et surtout XVIII, i, 1 ; ii, 1.), ce qu'on peut déduire de Le. ii, 2. Le recensement de Quirinius en Syrie a été expressément noté par Q. Aemilius Q. P, Pal. Secundus, comme nous l'avons dit plus haut. Après lui il y a place pour M. Plautius Silanus.

Q. Caecilius Metellus Créticus Silanus, 12-17 ap. J.-C.

Consul en l'an 7 ap. J.-C. Nommé comme légat de Syrie par Tacite [Ann., II, 4; ii, 43) et par Josèphe [Anl., XVIII, ii, 4), mais à propos des dissensions intestines des Parkhes. Il ne parait pas s'être occupé de la Judée durant son gouvernement, commencé en l'an 12 d'après ses monnaies, et qui se termina en l'an 17 lorsque Tibère le rappela, au moment où il envoya Germanicus en Orient, parce que sa fille allait épouser Néron, fils aîné de Germanicus.

Cn. Calpurniiis Piso, 17-19.

Quoique Germanicus ait eu un pouvoir discrétionnaire en Orient (3), cependant Tibère ne laissa pas de nommer un légat en Syrie dans la personne de Cn. Calpurnius Piso, consul en l'an 7 ap. J.-C, d'un caractère violent et indomptable, ingénia violentus et obsequii ignarus (Tac, Ann., Il, 43) qui ne craignit pas de résister à Germanicus et finit, semble-t-il, par l'empoisonner. C'était du moins la conviction de celui-ci. Pison s'éloigna et revint après sa mort (10 oct. 17); il tenta de reprendre la province par la force. Vaincu par un lieutenant de Germanicus, il eut seulement la

(1) Séluon. Aug., 93.

(2) Prosop., III, 482.

(3) Tune decreto Palrum perrnissae Germanico provinclae quae mari dividuntur, maiusque imperium, quoquo adissel, quam ils qui sorte aut raissu priacipis obtinerent (Tac, Ann., II, 43).

permission de rentrer à Rome: on le trouva tué dans sa maison. Tibère y vit un suicide pour échapper au supplice. Si Tacite mérite créance, il faut conclure que Tibère a envoyé Germanicus dans un piège en nommant Pison gouverneur de Syrie. Ni l'un ni l'autre n'ont eu le temps de s'occuper de la Judée.

Cn. Sentius Saturninus, 19-21 (1) ou après.

Ce personnage était venu avec son père, que nous avons vu plus haut légat de Syrie, et avait assisté au jugement des deux fils d'Hérode. Il fut consul en l'an 4 ap. J.-G. Il fut peut-être sous Auguste proconsul d'Asie ou d'Afrique. Envoyé en Orient avec Germanicus, il était le premier officier du prince, comme légat, c'est-à-dire legatus pro praetore. A la mort de Germanicus, ses officiers et ses amis le choisirent pour résister à Pison, le considérant comme le véritable gouverneur de la Syrie. Il est étrange que Tibère, qui avait nommé officiellement Pison, n'ait pas considéré Sentius Saturninus comme un rebelle. Il semble même qu'il le confirma dans cette charge, très soucieux qu'il était de ne pas soutenir Pison ouvertement, car une monnaie de Nicopolis au golfe d'Issus se termine par ces mots : Saturnino leg[ato\ Caesaris Augustin c'est-à-dire de Tibère, consul pour la quatrième fois. C'est lui qui contraignit Pison à partir pour Rome, et, devant un fait aussi grave, Tibère ne pouvait que châtier un rebelle ou l'approuver d'avoir agi en son nom. Sentius était donc encore légat en Tan 21 ap. J.-C. On ne sait combien de temps dura cet état de choses.

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