‹ Le judaisme avant Jésus-Christ [microform]Chapitre 108 sur 198 · L. Aelius Lamia, jusqu'à l'an · texte numérisé non relu

L. Aelius Lamia, jusqu'à l'an

Personnage des plus distingués, unissant la gravité des anciens Romains à la douceur des temps d'Auguste, ami d'Horace, consul en l'an 3 ap. J.-C, proconsul d'Afrique au temps de la guerre contre Tacfarinas, L. Aelius Lamia fut nommé par Tibère légat de Syrie, probablement vers l'an 21, mais Tibère ne lui permit pas de rejoindre son poste. Il venait d'être nommé préfet de la ville à la mort de L. Pison (f 32), quand il mourut, en l'an 33. Tacite (3) parle de cette légation imaginaire qui dura longtemps, sans dire pourquoi Tibère garda à Rome ce consulaire peu remuant. Sans doute la Syrie était-elle alors jugée tranquille.

(t) Pauly-Wissowa, II, A, c [Groaq).

(2) Prosop., ï, 18 s.

(3) Ann., VI, 27 (ou 33). Extrevio anni mors Aelii Lamiae funere censorio celebrata, qui adminislrandae Syriae imagine tandem exsolutus urbi praefuerat. Genus illi décorum; vivida seneclus; et nonpermissa provincia dignationen addiderat. — Cf. Dion, LVIlï, 19.

©> L. Pomponius Flaccus, 32-35 (?).

Consul en l'an 17 ap. J.-C, ami d'Ovide, qui lui écrivit du Pont (1), Pomponius Flaccus était légat de Syrie en 32-33 comme le prouvent des monnaies d'Antioche. Tacite semble dire qu'il mourut la même année que Lamia, mais il ouvre plutôt une parenthèse à propos de cette légation théorique de Lamia, et ne revient qu'après à l'année 33 : « Ensuite, à l'occasion de la mort de Flaccus Pomponius, propréteur de Syrie, on lit nn message de l'empereur, où il reprochait aux gens les plus distingués et les plus capables de diriger les armées de refuser cette charge, ce qui le forçait à recourir aux prières pour amener quelques-uns des consulaires à prendre des gouvernements; il avait oublié Arruntiuâ que, depuis dix ans, il retenait à Rome pour l'empêcher de se rendre en Espagne (2). » Àrruntius était nommé depuis l'an 25; le message de Tibère et la mort de Flaccus sont donc de l'an 35. Et en effet Agrippa, futur roi des Juifs, alors dans la misère, et mis de côté par Flaccus, gouverneur de Syrie {Ant., XVIII, vi, 3), s'était enfui et était arrivé à Rome un an avant la mort de Tibère {Ant., XVIII, v, 3), survenue le 16 mars 37. Flaccus était donc encore légat en l'an 35 (3).'

Josèphe (4) dit que Tibère, si temporisateur qu'il fut, remplaçait les généraux et les gouverneurs à leur mort. Et Vitellius fut en effet nommé en l'an 35.

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