II. — LES OUVRAGES
Bertholet (Alfred), Die Stellung der Israeliten und der Jiiden zu den Frèmc/en, Freiburg i. B., 1896.
— Biblische Théologie des Allen Testaments, Tûbingen, 1911. Bouché-Leclercq (A), His foire des Séleucides,V'à.vi^, 1913.
Bousset (Wilh.), Jïidisch-Christlicher Schulbelrieb in Alexandria und Eom, Gôttingen, 1915.
— Die Religion des Judentums im spàthellenistischen Zeitaiter..., in dritter, verbesserler Auftage herausgegeben von Hugo Gressmann, Tûbingen, 1926.
C'est de, cette édition que nous nous sommes servi. Gressmann a fait peu de changements, mais des additions notables. L'ouvrage a une
(1) Derenbourg ne l'admet pas (p. 189), mais c'était encore l'opinion de Graelz, III, 177.
(2) Les savants juifs ont jusqu'à présent représenté leurs ancêtres comme uniquement appliqués à l'exégèse de la lettre et à la défense de la tradition, sans que le souci de la polémique les ait fait sortir de leur voie. Nous félicitons quelques critiques juifs récents d'avoir reconnu ce que nous avons toujours soutenu (cf. Le Messianisme..., p. 297), que le rabbinisme était plus influencé par le souci de la polémique qu'on ne le croirait en se bornant à la controverse contre les Minim. — C'est, ainsi que nous lisons dans S. Rappaport [Agada und Exégèse bei Flavius Josephus, p. xxvm : « Les rabbins se sont servis de l'exégèse et de la paraphrase biblique pour combattre les païens, les hérétiques, les gnostiques, les hellénistes, les chrétiens. Toutes ces explications, additions, opinions, nées du combat et de la préservation sont entrées dans l'Âgada et appartiennent sans aucun doute au contenu de l'Âgada « authentique ». Et il cite Aptowitzer {Parteipolitik der Has monder seit im rabbinischen %md pseudoepigraphen Schriftlum) « où le rôle important pour l'Agada de la lutte pour et contre les Asmonéens est étudié. » — C'est ouvrir ua nouvel horizon aux études rabbiniques et faire une brèche dans le dogme de la fidélité imperturbable à répéter seulement la tradition.