XX BIBLIOGRAPHIE
recueillir le témoignage dès écrits rabbiniques sur les vues des docteurs^ contemporains de Jean Hyrcan ou d'Hérodé. Nous ne parlons pas de ce que le Talmud a dit de Jésus lui-môme. Admettons comme excuse l'aveuglement causé par la haine : « Les rares passages qui traitent de Jésus datent d'une époque où l'esprit de parti a du altérer la tradition », nous dit sagement M. Derenbourg (p. 202).
En lisant les écrits rabbiniques, il ne faut jamais oublier qu'ils sont l'œuvre d'esprits ulcérés par une douloureuse catastrophe, se remémorant le passé dans une gloire, ne se consolant que par l'espoir de visions d'avenir plus chimériques encore. C'est une circonstance atténuante et en même temps une raison de se défier. Oh ne nous demandera pas sansdoute de regarder les docteurs de la Loi comme présidents du Sanhédrin (1), au lieu et place du grand prêtre. Aux Docteurs tous les honneurs, aux Prêtres rinfamie; c'est une manière très siiriple de faire revivre le passé d'après l'opinion présente. Combien d'autres cas pourraient être cités (2) !