‹ Le Judaïsme, ses dogmes et sa mission (volume 2)Chapitre 40 sur 52 · IM · texte numérisé non relu

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« née et confondue, il faut s'en prendre à notre infirmité in- « tellectuelle et faire des efforts pour la fortifier, au lieu d'en « vouloir à nos sages, qui savaient parfaitement ce qu'ils di- « saient (1). »

Des trois motifs ci-dessus allégués par Maïmonide en faveur de l'enseignement figuré, c'est le troisième qui nous paraît le plus sérieux. Non pas que nous repoussions systématiquement les deux premiers, surtout le second, qui est connexe avec les considérations émises sur la théodicée talmudique, la science ésotérique se plaisant dans ce langage énigmatique et mystérieux, sorte de rideau tiré entre elle et le vulgaire, mais parce que le troisième répond le mieux à ce que nous venons d'établir sur le rôle de la parabole et de l'allégorie dans la Bible et aux origines de la tradition. C'est donc la continuation d'un genre qui s'est acclimaté dans le judaïsme pendant la période prophétique et celle du second temple. Nous ne nous occuperons donc ici que des paraboles et allégories rangées sous celle espèce, et qui sont d'ailleurs de beaucoup les plus nombreuses; nous allons montrer par quelques exemples l'importance et l'intérêt de cet enseignement populaire, portant à la fois sur le dogme, sur la morale et sur le culte.

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