II. Josué
En fidèle disciple, plus encore que comme successeur de Moïse, Josué ne semble préoccupé que d'une seule pensée, c^est de continuer la tâche du maître aimé et vénéré, et cette préoccupation se traduit dans toute son histoire. C'est l'ombre, on plutôt l'esprit même du divin législateur qui plane encore sur le gouvernement comme sur le peuple. Tout d'abord, dans le préambule du livre, Dieu dit à Josué : « Sois fort et persévérant dans l'observation comme dans la pratique de ce que t'a prescrit mon serviteur Moïse ; ne t'en écarte ni à droite ni à gauche, afin que tu réussisses dans toutes tes entreprises (2). » Se conformant strictement à cette recommandation , Josué se montre constamment jaloux d'exécuter les ordres de Moïse. Il commence aussitôt par rappeler aux tribus de Ruben, de Cad, et à la demi-tribu de Manassé l'engagement contracté par elles envers Moïse de traverser le Jourdain et de seconder les autres tribus dans la conquête de la Palestine (3). Après la traversée
(I) Demér., IV, 19; IV, 59; VI, !g; («) Jotaé, I, f>.