N.TS OU
Fig. 12.
l'été à Vienne,, espérant (jue la guérison arriverait peu à peu. Cependant, sa maiu restait raidc et il no pouvait plus tenir son violon.
Pendant six semaines il alla suivre un traitement par les bains froids dans une station des environs de Vienne.
Puis d.%ircnxclo renlror dans sa famille, il partit ^.ox^v Hamhoimj . Il y resla près de' doux ans, se soignant lui-même avec un appareil électrique, continuant les douches et les autres traitements prescrits antérieurement. - Ce qui rie l'empêcha pas d'ailleurs d'aller successivement consulter tous les médecins de Hambourg - Mais après avoir essayé des multiples remèdes que chacun d eux lui conseillait, et n'en tirant aucun hénélice, il se remit à se traiter lui-même d'après les conseils des maîtres de Paris et de Vienne. Son état restait sta-
tionnaire. . . , , .
Au mois d'août 1892, le choléra fit son apparition à Hambourg, l épidémie fut des plus graves, et en raison dè sa soudaineté et de son intensité le service médical s'yht, au déhut, au milieu de la plus grande confusion. Le 29 août, on vint lui annoncer ([u'une de ses filles venait d'être atteinte subitement parla maladie, et que, ramassée dans la rue, elle était morte en quelques. heures.
Cette terrible nouvelle produisit sur S..., l'effet accoutumé des violentes émotions. Il eut une grande attaque d'hystérie et à son réveil, un nouveau phénomène apparut : un tremblment Anus, le bras et la jambe du côté droit, tremblement qui persiste encore aujourd'hui, et qui venait ajouler une nouvelle infirmité à la longue liste de ses malheurs.
11 consulta de nouveau à ce sujet les médecins de Hambourg.
Les bains de mer lui furent conseillés. Il alla donc passer à Scheve)nng, Qn Hollande, une saison de 2 mois. Il n'en tira aucun bénéfice, et se rendit h Amsterdam où il prit conseil du D'' Berns. Il se soigna quelque temps dans cette ville ; mais ses ressources déjà fort entamées par son séjour aux bains de mer, vinrent à manquer totalement. Il retourna à Havibourc/ dans sa famille.
Pendant toute cette période les attaques se reproduisirent à intervalles de plus en plus éloignés, et d'eplus en plus brèves ; mais chaque émotion, chaque colère les réveillaient encore.
Cependant le tremblement persistait moins fort qu'au début, mais toujours très pénible et mettant le malade dans l'impossibilité de se servir de son bras droit pour les travaux délicats.
Alors S... qui avait conservé au milieu de toutes ses pérégrinations un très bon souvenir de la Salpêtrière, et qui avait en M. Cliarcot la plus grande confiance, se décida à faire le voyage de Paris où il est venu s'installer pendant quelque temps, jusqu'à sa complète guérison, dit-il.
C'est lui qui nous a raconté les derniers épisodes de sa triste existence, et nous avons pu l'étudier à loisir.
Son faciès diffère un peu de celui des autres malades voyageurs dont nous avons donné les observations. C'est que S... n'est pas d'une origine aussi vulgaire. Il a reçu une éducation complète ; il a vécu, aux jours heureux où il était un virtuose du violon, dans un monde très relevé, et il a conservé des allures plus distinguées. Il s'iiabilic d'une faeon convenable, met des gants et du linge
propre ; il se rase fréquemment et la barbe légendaire manque dans son ob- i
soi'vation. :
Cependant sa physionomie porte l'empreinle-dos stigmates déjà observés. Le front est creusé de grosses rides. Les plis des sourciliers sont accentués très fortement. L'œil que cacbent un peu des lunettes, est tiisle, enfoncé, cerclé de ■ paupières plissées. Les joues très creuses, les pommettes proéminentes, le sillon naso-labial profond. C'est bien la même expression douloureuse, le même visage las et désespéré à la fois. • ■
Les accidents neurasthéniques déjà signalés à son premier voyage n'ont fait ]
que s'accroître depuis. '
La douleur de tête« en casque » ne le quitte presque jamais. Il se plaint ï surtout de son dos et de ses reins. Cbez lui la « plaque sacrée » est spécialement
douloureuse. Il marcbe raidi et évite de ployer l'échiné. -j
Les douleurs se retrouvent aussi dans les membres, mais légères, ei'ratiques, i
sauf l'épaule gauche dont il n'a cessé de souffrir depuis le fameux coup de fou- j
dre de Bruxelles. j
C'est le jour surtout qu'elles sont intenses. La nuit, elles se calment un j
peu. I
Il soufTre plus assis que debout, et plus aussi quand il est immobile que quand
il marche. Les changements de temps, les orages surtout exagèrent son mal. '■
Il n'est pas rare qu'il ait une attaque quand le temps est orageux. <
Le nouveau phénomène qui date du 29 août 1892 est un tremblement qui in- J
téresse tout le côté droit du corps : bras, jambe et tète. |
Il a franchement l'allure d'un tremblement hystérique.
Il n'est pas constant ; il disparaît même complètement quand le malade est ; tranquille de corps et d'esprit. Mais à la moindre émotion il reparaît. Il est plus
fort dans la station assise. \
Ce tremblement imprime à la marcbe une sorte d'allure sautillante, le malade \
s'avançant sur la pointe du pied. |
De plus le haut du corps est rejeté en arrière. i
La jambe gauche traîne encore un peu. \
Un autre symptôme qui date de la même époque ; c'est une sorte de sanglot, j
une inspiration brusque accompagnées d'un rejet rapide dans la tête en arrière ]
et d'une grimace qui se reproduit à intervalles inégaux. Quand on demande des 1
explications sur ce phénomène, le malade dit qu'il est forcé de faire ce mouve- j
ment, parce que quelque chose l'oppresse, le sert à la gorge. Do lui-même, il \
le compare fort judicieusement avec la dernière période de l'aura, ou le début i
d'une attaque qui avorte. j
L'appétit est faible. Après les repas le ballonnement devient excessif, il doit i
défaire tous ses vêtements, et il éprouve un grand malaise. Il est généralement i
constipé et irrégulier dans ses garde-robes. l
Les symptômes hystériques décrits dans la première partie de l'observation
persistent pour la plupart. ,
La raideur des membres existe encore, au point ([u'il faut un temps très long au malade pour porter sa main sur sa tète. Il y arrive cependant, des deux cotes ; il ne souiïre pas, dit-il : mais il est raide. La déformation de la main gauclie,
la parésie de la jambe du même côté s'observent encore. Toutefois S trouve
une légère amélioration sur l'état de ces membres lors de son premier voyage.
L'anesthésie cutanée est nettement limitée à toute la moiti(' gauche du corps (bras, jambe, face). (Côté hémiplégié).
La sensibilité est bien conservée sur tout le côté droit. (Côté du tremblement).^
Les sens spéciaux sont altérés à gauche.
L'examen du champ visuel fait le 10 mai a montré un rétrécissement concentrique à 30 degrés des 2 côtés. (Fig. 13).
Fig. 13.
Pour l'œil gauche, dischromatopsie pour le violet et h? bleu. Micromégalopsie.
L'ouïe est totalement abolie à gauche.
L'odorat et le goût sont parfois altérés au dire du malade.
L'état mental n'a pas subi de modifications notables. S... n'a pas recouvré la mémoire des langues apprises autrefois (italien, anglais, français). Il ne peut s'exprimer qu'en allemand.
Il est bien pareil à ses congénères quand on le met sur le chapitre de ses soulfrances, et son ton larmoyant est caractéristique. Toutefois, étant plus éduqué, il est plus discret dans ses doléances.
Signalons, pour terminer,, un renseignement qu'il nous a donné, fl a toujours été très grand mnrclieiir, infatigable, dans les excursions, il faisait les ascensions de montagne, les plus périlleuses et fournissait des courses surprenantes.
A ces obsoiTalions de Juifs. névropathes eiTants, vient s'ajouter celle cVune femme israélile dont l'histoire et les symptômes morbides concordent absolument avec ceux des précédents. '
La Juive Errante n'a pas.la popularité du Juif-Errant. Ni les légendes, ni l'Imagerie n'ont vulgarisé son histoire. Un seul ouvrage portant ce titre dû à la marquise de Vieuxbois (1), n'offre pas grand intérêt pour le sujet qui nous occupe.
Il s'agit ici d'une malade, souffrant d'accidents neurasthéniques classi- ^ ques avec quelques symptômes d'hystérie et des attaques frustes. — Nous * retrouvons chez elle les mêmes lamentations, les mêmes souffrances ; elle garde dans sa poche le paquet , d'ordonnances et l'élixir réconfortant qui semblent être des stigmates de son état mental. Son faciès reflète les grands traits de ses congénères mâles ; et sa mise concorde parfaitement avec l'extérieur pitoyable des Israélites errants. Chez cette femme, c'est encore le désir de trouver un remède à ses souffrances qui l'a entraînée dans ses pérégrinations à travers la Russie, l'Allemagne et la France. C'est l'espoir d'une guérison promise par les récits de ses compatriotes qui l'a poussée à accomplir ce long voyage à la Salpêtrière. Et sa confiance était si absolue, la certitude du succès si parfaite qu'elle a immédiatement trouvé un bénéfice immense au traitement simple qui lui a été prescrit.
Combien de temps durera cette heureuse suggestion? Il est à craindre qu'un jour ne germe en son faible cerveau, une idée malencontreuse qui vienne gâter tous les bienfaits de sa première cure. Elle repartira alors vers de nouvelles cliniques,' et recommencera à vagabonder d'un médecin à l'autre. — Peut-être reviendra-t-elle nous redemander conseil dans quelques années, pour disparaître encore, suivant le cycle fatal de ses impulsions voyageuses, .....
« Juive errante •»
parmi le monde, pleurant et soupirant.
Observation V' (personnelle).
Rosa A..., Isni(''litfs âgée de 47 ans est née en Russio à Diignau.
Sa mère s'est mariée à l'âge de 13 ans. Son pôre n'était lui-mômo âgé que de 15 ans.
Ils ont eu 15 onfants dont beaucoup sont morl.s.
(1) La Juive Errante, Paris, 1845, 2 vol. in-8°.
Au dire de la malade, il n'y aurait jamais eu de maladies nerveuses dans sa famille ni du côté paternel, ni du côté maternel. Elle seule est névropathe.
Elle a épousé un marchand israélile de santé assez mauvaise, et qui mourut à 35 ans. De ce mariage sont nés deux enfants qui sont actuellement bien portants à Kiew.
Rosa A , n'a fait aucune maladie sérieuse jusqu'à ces dernières années.
Elle soulTrait souvent de maux de tète, et de quelques douleurs vagues dans le dos et les membres ; mais c'étaient de très légères indispositions. Elle a dû éprouver des émotions douloureuses assez fréquentes depuis quelque temps, chagrins de famille et revers de fortune dans le détail desquels elle ne veut pas entrer, mais dont le souvenir l'impressionne péniblement.
Elle habitait Kiew depuis l'âge de 20 ans, et c'est là qu'elle a commencé à ressentir les premières douleurs qui l'obsèdent aujourd'hui et qui rentrent toutes dans le cadre des accidents neurasthéniques.
Mais le premier événement qui a commencé à l'inquiéter sur son état de santé, c'est une hémoptysie abondante survenue brusquement il y a 2 ans, et bientôt suivie de plusieurs autres à intervalles irréguliers. — Elle en fut très alTectée et c'est à partir de cette époque qu'elle commença à consulter tous les médecins de Kiew.
On lui conseilla d'aller en traitement à Meran, ce qu'elle fit de suite. C'est pendant son séjour en cette ville, qu'elle eut une première attaque.
Se promenant avec une amie, elle se sentit tout d'un coup défaillir ; elle perdit connaissance et serait tombée si on ne l'avait soutenue. Cela dura quelques minutes pendant lesquelles elle resta étendue sur le dos, raidie (?), mais sans se débattre.
Quelques jours après, elle eut une seconde attaque, puis une troisième et depuis lors celles-ci se reproduisent à intervalles irréguliers. — Elles les pressent et les redoute ; aussi craint-elle de sortir seule de peur de tomber dans la rue, — Les jours d'orage sont surtout appréhendés.
A Méran, elle fut soignée par le Schreiber qui lui fit du massage sur le dos.
L'amélioration tardant à venir, elle se rendit à Munich où eUe ne resta que quinze jours, les médicaments qu'on lui prescrivit lui parurent absolument inefficaces, car elle eut trois attaques rapprochées, semblables aux précédentes.
Elle partit pour Reichenliall où elle fut soignée sept semaines par le Ortenau.
Puis, il lui fut conseillé d'aller prendre les eaux à Wiesbaden où elle resta quatre mois.
Depuis longtemps déjà, elle caressait le projet de venir à Paris pour consulter M. Charcot. Des Russes de Kiew lui avaient fait grand éloge de la Salpôtriôre : « là, lui disaient-ils, est la seule médecine pour votre mal, et M Charcot est le seul médecin qui le connaîtra. « Malheureusement, elle fut longtemps
avant d'avoir les ressources m'-cossaires pour accomplir le voyage ; mais, un beau jour, grâce à ces mystH i( ux subsides que les Israélites voyageurs savent obtenir de leurs coréligionnaires, elle apparut à la Salpètrière, pleine d'espoiiet de conilauce. Son visage rappelle par bien des points celui des malades déjà étudiés. Le front ridé, les sourcilliers souvent contractés en un pli douloureux; les yeux petits, clignotants et cerclés do fines rides ; le sillon naso-iabial très accentué et les commissures basses. C'est aussi la même mobilité d'expression la même mimique excessive pendant les mêmes longues jérémiades.
Gbaque phrase est accompagnée d'une grimace exagérée et des gestes exubérants, passant sans transition de la tristesse à la joie, de l'inquiétude à la confiance.
Son costume porte aussi l'empreinte des longues pérégrinations ; une robe usée de couleur indécise, un manteau rapiécé, des souliers fatigués, un chapeau informe et cependant on y sent une certaine prétention, une tentative d'élégance.
Rosa A., a étudié longuement et méticuleusement les sensations pénibles qu'elle éprouve. — Elle eu sait plus, dit-elle, que bien des médecins ; et elle connaît les bons remèdes.
Une longue liasse d'ordonnances crasseuses ne la quitte jamais ; elles sont datées de toutes les villes où elle a consulté ; et elle les conserve précieusement: « pour voir dit-elle, si on ne lui ordonne pas les mêmes remèdes dont elle a pu apprécier l'inefficacité. Aussi, fut-elle toute heureuse quand on lui ordonna à la Salpètrière un médicament nouveau pour elle, des pilules à l'oxyde de zinc. — C'est bien la meilleure médecine qu'elle ait prise, et elle trouve son état très amélioré depuis qu'elle suit ce traitement.
Après quelques minutes d'entretien, on la voit sortir de sa poche une petite fiole contenant un liquide qu'elle appelle « étber » et qui ne la quitte jamais. Quand elle est fatiguée, elle en prend cinq gouttes sur un morceau de sucre et cela prévient souvent les attaques.
L'interrogatoire n'est pas toujours aisé à faire, en raison de l'excessive loquacité de la malade. Dès qu'on lui pose une question, elle entame un long discours qui l'entraîne à des digressions confuses sur des sujets souvent fort éloignés de la question posée. On est sans cesse obligé d'interrompre son verbiage pour la ramener au fait; car si on l'abandonne à elle-même, elle ne connaît plus de bornes et parlerait pendant des heures entières, toujours sur un ton monotone et dolent, cherchant à apitoyer sur ses malheurs, heureuse quand elle s'attarde à décrire par le menu ses sensations.
D'elle-même, elle nous annonce, non sans fierté, qu'elle parle cinq langues couramment, le russe, le polonais, l'allemand, l'hébreu et un peu le français. C'est surtout en allemand qu'elle nous répond, très correctement. Elle a, paraîtil, reçu une bonne éducation et se considère comme intellectuollement bien au-
dessus de sa condition misérable. Sa mémoire ne paraît pas avoi Le pbénomène sur lequel elle attire d'abord l'attention, c'est
che de la face (œil, oreille, front) et du crâne.
Dans le dos, douleur sourde lo long delà colonne vertébrale avec maximum dans la région lombo-sacrée.
Douleurs vagues dans les membres, surtout le bras et la jambe droits ; le poignet de ce côté a été le siège d'un gonHement douloureux qui a presque complètement disparu aujourd'hui.
Toutes ces douleurs sont plus vives les jours de pluie, et surtout d'orage.
La sensibilité est conservée à peu près intégralement dans tous ses modes.
Il faut noter cependant une bypoestliésie à la piqûre du côté gauche de la face, et sur les membres du côté droit (correspondant aux régions où s'accusent les plus vives douleurs) .
Les sens spéciaux ne sont pas atteints d'une façon très appréciable.
L'odorat, le goût, l'ouïe, normaux. La vue est faible ; la malade est myope et voit mal, surtout de l'oeil gauche. Pas de rétrécissement du champ visuel, pas d'achromatopsie.
Les mouvements se font bien ; quelquefois limités pour les bras par une douleur dans l'épaule ; mais pas de contracture, pas de paralysie. — La pression des mains est forte.
La marche est normale. On remarque cependant une certaine raideur de la colonne vertébrale, causée par la vigilance des muscles vertébraux, pour éviter les douleurs.
Les viscères sont normaux : cœur, poumons, foie, etc. L'appétit conservé ; les digestions pas trop pénibles, sauf parfois une sensation de plénitude et des boufi'ées de chaleur après les repas. — Selles régu-
Rosa A... est restée environ un mois à Paris, suivant le traitement qu'on lui avait prescrit avec une ponctualité scrupuleuse. — Elle s'est trouvée très sensiblement améliorée, et est revenue le 15 juin pour en exprimer sa satisfaction. Les douleurs ont diminué, et depuis qu'elle est à Paris, elle n'a jamais eu d'attaques. Elle a hâte de retourner en Russie pour montrer à ses parents et amis, les bienfaits de son traitement de la Salpètrière; elle déclare qu'aucune autre médecine ne lui a jamais fait tant de bien. « Aussi, ajoute-t-elle, je comprends aujourd'hui tous les éloges qu'on me faisait de M. Charcot. Il peut compter sur moi désormais, et tous ceux de mes compatriotes qui soulïriront de mon mal, je les enverrai à la Salpètrière ».
Ayant fait renouveler son ordonnance pour emporter là-bas une ample pro-
lières.
vision do pihilos (roxyrlo dr zinc, oll.. osL reparlio pour In Russie confiante et rassorénéo.
Après lecture de leurs observations, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il existe entre ces différents malades de nombreux point de ressemblance, et déjà il est aisé d'entrevoir des analogies avec le Juif-Errant de la légende.
Nous allons essayer d'en faire ressortir les points principaux.