‹ Le Juif errant d'aujourd'huiChapitre 9 sur 76 · VI · texte numérisé non relu

VI

Chez les

Juifs. . . .

yi

Polonais . .

Lilliuaniens .

Chez les

Juifs. . . .

Polonais . .

Kutlittnea . .

(1) Dans ce tableau, ainsi (jul' dans le laliloau suivant, le nombre des éiui^-ranls est rapporté au cliill're de la population loi (]u'i[ a été (''labli en Russie par le recensement de 1H97 (.'..21 6. ()()() Juifs, 7.931.000 IVdonais et 3.09'i.(mo Lelto-I.illiuaniens) et en Aulriclie-llonf^rie par le recenseiinMit de 190(i. Les recensements, en Autriche, ont ce grave défaut qu'ils ne »lemandent pas à la population i|ue||<; est sa langue maternelle, mais seulement sa langue usucdie {Vmijaui/ssprachri et, ce cjui est encore plus grave, les recensés n'ont le droit d'indiquer comme i>Mii' langu»' n«nol|e (|ii'iine des "t l.iiigues reconnues

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iXoiis voyons donc que, sur IDJIIII) luihilcnils juifs de Vempire riissr, ISo eu rnot/e/iue (juilteiif auniielleinent le pays natal pour aller aux E/a/s-l'nis (l'Amérique du Nord. Si à ce cliilTre nous ajoutons encore ceux des émigrants juifs de l'empire qui se dirigent vers un autre pays d'outre-mer (ié()uljlique Argentine, Canada,

lan^'ues du pays {Landes ilblicli) et admises dans les corps publics de la monarchie (l'allemand, le tchèque, le polonais, le ma^'yar, le ruthène, le roumain, l'italien, le serbo-croate et le slovènei.

Leydisr.h, parlé par la grande masse des Juifs, n'étant pas du nombre, les Israélites sont forcés d'indiquer comme langue « usuelle » le polonais, l'allemand, le tchèque, le ruthène ou une autre langue « admise ». Les Juifs figurent donc dans les recensements uniquement comme groupe confessionnel réparti parmi les Polonais (plus exactement parmi les personnes de langue usuelle polonaise), les Allemands (c'est-à-dire les personnes de langue usuelle allemande), etc. On peut considérer les Juifs comme groupe confessionnel ou comme groupe ethnographique, mais, pour établir le taux d'émigration chez la population juive et chez la population non juive de l'Autriche-Hongrie, il faut donc déduire du chiffre des Polonais, des Ruthènes, des Allemands, etc., les Israélites compris dans chacun de ces groupes. C'est ainsi que de 4.259.000 personnes parlant le polonais, j"ai déduit les 622.000 Israélites qui sont compris dans le chiffre ; des 3.376.000 personnes parlant en Autriche le ruthène, 41.000 Israélites, et ainsi de suite. — L'accroissement de la population n'a pas été pris en considération dans la composition de ces tableaux, car, à l'heure où nous sommes, il est encore impossible de déterminer d'une façon plus ou moins exacte cet accroissement chez les divers peuples de Russie et d'Autriche- Hongrie. On ne pourra le faire que quand on possédera les données détaillées du recensement Austro-Hongrois de 1910 et quand un nouveau recensement général aura été effectué en Russie. Le chiffre de la population envisagé dans le tableau est donc, depuis 1901, quelque peu inférieur à la réalité, et, par conséquent, à dire vrai, les taux d'émigration sont, chez tous les peuples de nos tableaux VI et VII, un peu plus bas que sur les tableaux. Mais précisément parce que les taux d'émigration se trouvent quelque peu majorés chez tous les peuples de nos tableaux, la comparaison de ces taux chez différents peuples redevient légitime.

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