CHAPITRE III
ÏÏjK CONTJREnAniDIEn
L'orage du matin a depuis longtemps cessé. Le sdeil est à son déclin ; quok[uos heures se sont écoulées depuis que l'Éirangleur s'est introduit dans la cabane de Djalma et l'a tatoué d'un signe mystérieux pendant son sommeil.
Un cavalier s'av.mce rapidement au milieu d'une longue avenue bordée d'arbres touirus.
Abrités sous cette épaiîse voûte de verdure, mille oiseaux saluaient
' On lit dans les lettres de feu Victor Jacqusmont sur l'Inde, à propos de l'incroyable dextérité de ces hommes : € Ils rampent à terre dans les fossés, daus lis sillons des champs, imitent cent voir diverses, réparent, en jetint le cri d'un chacal ou d'un oiseau, un mouvement maladroit qui aura causé quelque bruit, puis sa taisent, et un autre, a quelque distance, imite le glapissement lie l'animal dans le lointain. Ils tourmentent le sommeil par des bruits, des aitouchements, ils font prendre au corps et à tous les membres la position qui convient à leur dessein. »
M. le comte Edouard de Warren, dans son excellent ouvrage sur l'Inde anglaise, , que nous aurons encore rocca>ion de citer, s'exprime da la même manière sur l'in» •■ concevablti adresse des Indiens. < Ils vont, di -il, jusqu'à vous dép muler, sans inter- ! rompre voire so.iimeii, ou dr.ip même dont vous Jorm-'z enveluppé. Ceci n'est point une p'aisinterii;, ra^is un fait L^^s mouvements du bheel sont ceux d'un s- rpent : \ dora.ez-vous dans votre tente avec un domestique couché en travers de chaque porte? ^ ]« bài-H viendra s'accroupir p.n dehors, à l'ombre et dans un coin ok il pourra enten»
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par leurs gazouillements et par leurs jeux cette resplendissante soirée; des perroquets verts et rouges grimpaient à Taide de leur bec crochu à la cime des acacias roses ; des maïna-maïnou, gros oiseaux d'un bleu lapis, dont la gorge et la longue queue ont des reflets d'or bmni, poursuivaient les loriots- princes d'un noir de velours nuancé (forange; les colombes de Kolo, d'un violet irisé, faisaient entendre leur doux roucoulement à côté d'oiseaux de paradis dont le plumage I tincelant révmissait l'éclat prismatique de l'émeraude et du rubis, de la topaze et du saphir. Cette allée, un peu exhaussée, dominait im petit étang où se projetait çà et là l'ombre verte des tamarins et des nopals; l'eau calme, limpide, laissait voir, comme incrustés dans une masse de cristal bleuâtre, tant ils sont immobiles, des poissons d'argent aux nageoires de pourpre, d'autres d'azur aux nageoh'es vermeilles; tous sans mouvement à la surface de l'eau, où miroitait un éblouissant rayon de soleil, se plaisaient à se sentir inondés de lumière et de chaleur; mille insectes, pierreries vivantes, aux ailes de feu, glissaient, voletaient, bourdonnaient sur cette onde transparente où se reflétaient à une profondeiu- extraordinaire les nuances diaprées des feuilles et des fleurs aquatiques du rivage.
Il est impossible de rendre l'aspect de cette nature exubérante, luxuriante de couleurs, de parfums, de soleil, et servant pour ainsi diie de cadre au jeune et brillant cavalier qui arrivait du fond de l'avenue. C'est Djalma. Il ne s'est pas aperçu que l'Étrangieur lui a tracé sur le bras gauche certains signes ineffaçables. Sa cavale javanaise, de taille moyenne, remplie de vigueur et de feu, est noire comme la nuit; un étroit tapis rouge remplace la selle. Pour modérer les bonds impétueux de sa jument, Djalma se sert d'un petit mors d'acier dont la bride et les rênes tressées de soie écarlate sont légères comme un fil. Nul de ces admirables cavaliers si magistralement sculptés sur la frise du Parthénon n'est à la fois plus gracieusement et plus tièrement à cheval que ce jeune Indien, dont le beau visage,
dre la respiration de chacun. Dès que l'Européen s'endort, il est sûr de son fait ; TAsiatique ne résistera pas longtemps à l'attrait du sommeil Le moment venu, il fait, à l'endroit même où il se trouve, une coupure verticale dans la toile de la tente ; elle lui suffît pour s'introduire II passe comme un fantôme, sans faire crier le moindre grain de sable. 11 est parfaitement nu, et tout son corps est huilé; un couteau-poignard est suspendu à son cou. 11 se blottira près de votre couche, et avec un sangfroid et une dextérité incroyables, pliera le drap en très petits plis tout près du corps, de manière à occuper la moindre surface possible ; cela fait, il passe de l'autre côté, chatouille légèrement le dormeur, qu'il semble magnétiser, de manière qu'il se retire instinctivement et finit par se retourner en laissant le drap plié derrière lui. S'il sa réveille et qu'il veuille saisir le voleur, il trouve un corps glissaut qui lui échappe comme une anguille; si pourtant il parvient à le saisir, malheur à lui, le poignard le frappe au cœur ; il tombe baigné dans son sang, et l'assassin disparaît. >
éclairé par le soleil couchant, rayonne de bonheur et de sërénilé ; ses yeuxfcrillent de joie; les narines dilatées, les lèvres enti-'ouvertes, il aspire avec délices la brise embaumée du parfum des fleurs et de la senteur de la i'euillée, car les arbres sont encore humides de l'abondante pluie qui a succédé à Torage. Un bonnet incarnat assez semijlablc à la colifure grecque, posé sur les cheveux noirs de Djalma, l'ait encore ressortir la miance dorée de son teint; son cou est nu, il est vêtu de sa robe de mousseUnc blanche à larges manches, serrée .1 la taille par une ceinture écarlate ; un caleçon très ample, en tissu blanc, laisse voir la moitié de ses jambes nues, fauves et polies; leur galbe, d'une pureté angélique, se dessine sur les flancs noirs de sa cavale, que Djalma presse légèrement de son mollet norveux ; il n'a pas d'étriers; son pied, petit et étroit, est chaussé d'une sandale de maroquin rouge. La fougue de ses pensées, tour à tour impérieuses et contenues, s'exprimait pour ainsi dire par l'allure qu'il imposait à sa cavale : allure tantôt haidie, précipitée, comme l'imagination qui s'emporte sans frein; tantôt calme, mesurée, comme la réflexion qui succède à une folle vision. Dans cette coui'se bizarre, ses moindre? mouvements étaient remplis d'une grâce fière, indépendante et un peu sauvage.
Djalma, dépossédé du territoTre paternel par les Anglais, et d'abord incarcéré par eux comme prisonnier d'État après la mort de son j)èrc tué les armes à la main (ainsi que M. Josué Van Dacl l'avait écrit de Batavia à M. Rodin), a été ensuite mis en liberté. Abandonnant alors rinde continentale, aecompagné du général Simon, qui n'avait pas quitté les abords de la prison du fils de son ancien mi, le roi Kadja-Sing, le jeune Indien est vciui à Batavia, lieu de naissance de sa mère, pour y recueillir le modeste héritage de ses iiïeux maternels. Dans cet héritage si longtemps dédaigné ou oublié par son père, se sont trouvés des papiers importants et la médaiUe, eu tout sembîalil3 à celle que portent Ro?e cl Blanche. Le général Simon, aussi surpris que charmé de cette découverte, qui non-seu- "cineat établissait un lien de parenté entre sa femme et la mère de i^jalma, mais qui semblait promettre k ce dornii^- de grands SLxaui os à venir; le gî'néral Simon, laissant Djalma à Batavia pour y > 1 ijiiucr quelques affaires, est parti pour Sumatra, île voisine ; on lui a fait espérer d'y trouver un bâtiment qui allât dircctemont et lapidemeril en Luiupe ; car, des lors, il ïaV. lil qu'à tout prix le jeune liidien lût aussi à l'aris le 13 févi-ier 1832. Si, en elIV't, le général Simon trouvait un vaisseau prêt à partir pour Tliuiope, il devait revenir aussitôt chercher Djalma; ce dernier, attendant done d'un jour à l'autre ce retour, se i-endait sur la jetée de Batavia, dans l'espérance de voir arriver le père de Rose et de Blanche par le paquebot de Sumatra.
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Quelques mots de l'enfance et de la jeunesse du fils de Kadja* Sing sont nécessnires. Ayant perdu sa mère de très bonne heure, simplement et rudement élevé, enfant, il avait accompagné son père à ces grandes chasses aux tigres, aussi dangereuses que des batailles; à peine adolescent, il l'avait suivi à la guerre pour défendre son territoire... dure et sanglante guerre... Ayant ainsi vécu, depuis la mort de sa mère, au milieu des forêts et des montagnes paternelles, où, au milieu de combats incessants, cette nature vigoureuse et ingénue s'était conservée puie et vierge, jamais le surnom de Généreux qu'on lui avait donné ne fut mieux mérité. Prince, il était véritablement prince... chose rare... et durant le temps de sa captivité, il avait souverainement imposé à ses geôliers anglais par sa dignité sdencieuse. Jamais un reproche, jamais une plainte; un calme fier et mélancolique... c'est tout ce qu'ii avait opposé à un traitement aussi injuste que barbare, jusqu'à ce (ju'il fût mis en liberté. Habitué jusqu'alors à l'eNislence patriarcale ou guerrière des montagnards de son pays, qu'il avait quiltée pour passer quelques mois en prison, Djalma ne connaissait pour ainsi dire rien de la vie civilisée. Mais, sans avoir positivement les défauts de ses qualités, Djalma en poussait du moins les conséquences àr l'extrême : d'une opinifilrelé inflexible dans la foi jurée, dévoué à la mort, confiant jusqu'à l'aveuglement, bon jusqu'au plus complet oubH d© soi, il eût été inflexible pour qui se fût montré envers lui ingrat, menteur ou perfide. Enfin, il eût fait bon marché de la vie d'un traître ou d'un parjure, parce qu'il aui'ait trouvé juste, s'il avait commis une trahison ou un parjure, de les payer de sa vie. C'était, en un mot, l'homme des sentiments entiers, absolus. Et un tel homme aux prises avec les tempéi'aments, les calculs, les faussetés, les déceptions, les ruses, les restrictions, les faux semblants d'une société très raffinée, celle de Paris, par exemple, serait sans doute un très i^,urieux sujet d'étude.
Nous soulevons cette hypothèse, parce que, depuis que son voyage en France était résolu, Djalma n'avait qu'une pensée fixe, ardente... Être à P ris. A Paris... celte ville féerique dont, en Asie même, ce pays féerique, on faisait tant de merveilleux récits. Ce qui surtout enflammait l'imagination vierge et brûlante du jeune Indien, c'étaient les femmes françaises... ces Parisiennes si belles, si séduisantes, ces merveilles d'élégance, de grâce et de charmes, qui éclipsaient, disait-on, les magnificences de la capitale du monde civilisé, A ce moment même, par cette soirée splendids et chaude, entouré de fleurs et de paiiums enivrants qui accéléraient encore les bat* teiTients de ce cœur ardent et jeune, Djalma songeait à ces créatm'cs enchanteresses qu'd se plaisait à revêtir des formes les plus idéales, ^\ lui gemWait voi/ à l'eitrémité de l'allée, au milieu de la nappe de
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lumière dorée qiie les arbres entouraient de leur plein cintre de verdure, il lui semblait voir passer et repasser, blancs et sveltes sur ce fond vermeil, d'adorables et voluptueux fantômes qui, souriant, lui jetaient des baisers du bout de leurs doigts roses. Alors, ne pouvant plus contenir les brûlantes émotinns qui l'agitaient depuis quelques minutes, emporté par une exaltation étrange. Djalina, poussant tout à coup quelques cris de joie, mâle, profonde, d'une sonui ité sauvnge, lit en même temps bondir sous lui sa vigoureuse jument, avec une folie ivresse... Un vif rayon de soleil, perçant la sombre voûte de l'allée, l'éclaii'ait alors tout entier.
Depuis quelques instants, un homme s'avançait rapidement dans un sentier qui, à son extrémité, coupait diagonalemeut l'avenue où se trouvait Lijaima. Cet liomme s'arrêta un moment dans l'ombre, contemplant Ujalma avec élonnement. C'était en effet quelque chose de charmant à voir au milieu d'une éblouissante auréole de lumière que ce jeune homme, si beau, si cuivré, si ardent... aux vêtements blancs et flolt.uits, si allègrement campé sur sa fière cavale noire qui couvrait d'écume sa bride rouge et dont la longue queue et la crinière épaisse ondoyaient au vent du soir.
Mais, par un conti.iste qui succède à tous les désirs humains, Djalma se sentit bientôt atteint d'un ressentiment de mélancolie indéfinissable et douce; il porta la main à ses yeux humides et voilés, laissant tomber ses rênes sur le cou de sa docile monture. Aussitôt celle-ci s'arrêta, allongea son encolure de cygne, et tourna la tête à demi vers le personnage qu'elle apercevait à travers le taillis. Cet homme, nommé iMahal le contrebandier, était vêtu à peu près comme les matelots européens. Il portait une veste et un pantalon de toile, blanche, une large ceinture rouge et un chapeau de paille très plat de forme; sa figure était brune, caractérisée, et, quoiqu'il eût quarante ans, complètement imberbe.
En un instant Mahal fut auprès du jeune Indien.
— Vous êtes le prince Djulma!... — lui dit-il en assez mauvais français, en portant respectueusement la main à son chapeau.
— Que veux-tu?... — dit l'Indien.
— Vous êtes... le fils de Kadja-Sing?
— Encore une fois, que veux-tu?
— L'ami du général Simon...
— Le générai Simon! ! !... — s'écria Djalma.
— Vous allez au-devant de lui... comme vous y allez chaque soii depius (jue vous attendez son retum- de Sumatra?
— Oui... mais comment sais-tu... — dit l'Indien en regardant le contrebandier avec autant de surprise que de cmioi-ité.
— il doit débarquer ;i P dd-'ia aujourd'hui ou demain.
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— Viendrais-tu de sa part?...
— Peut-être, — ditMahal d'un air défiant. — Mais êtes-vous bien le fils de Kad]a-Sing?
— C'est moi... te dis-je... Mais où as-tu vu le général Simon?
— Puisque vous êtes le fils de Kadja-Sing, — reprit Mahal en regardant toujours Djalma d'un air soupçonneux, — quel est votre surnom?...
— On appelait mon père le Père du Généreux, — répondit loje-ùne ^îidien, et un regard de tristesse passa sur ses beaux traits.
Ces mots parurent commencer à convaincre Mahal de l'identité de .ijalma; pourtant, voulant sans doute s'éclairer davantage, il i-epiit : — Vous avez dû recevoir, il y a deux jours, une lettre du général Simon... écrite de Sumatra.
— Oui... mais pourquoi ces questions?
— Pour m'assurer que vous êtes bien le fils de Kadja-Sing et exécuter les ordres que j'ai reçus.
— De qui?...
— Du général Simon...
— Mais où est-il?
— Lorsque j'aurai la preuve que vous êtes le prince Djalma, je \ ous le dirai; on m'a bien averti que vous étiez monté sur une cavale lioire bridée de rouge... mais...
— Par ma mère! !... parleras-tu?...
— Je vous dirai tout... si vous pouvez me dire quel était le papier ii «primé renfermé dans la dernière lettre que le général Simon vous .5 écrite de Sumatra.
— C'était un fragment de journal français.
— Et ce journal annonçait-il une bonne ou mauvaise nouvelle l juchant le général?
— Une bonne nouvelle, puisqu'on lisait qu'en son absence on avait reconnu le dernier titre et le dernier grade qu'il devait à Tcsnpereur, ainsi qu'on a fait aussi pour d'autres de ses frères d'arnios exilés comme lui.
— Vous êtes bien le prince Djalma, — dit le contrebandier ;i[»:; s un moment de réflexion. — Je peux parler... Le général Simon e^i
'■.'■Ijarqué cette nuit à Java... mais dans un endroit déseit de la côte.
— Dans un endroit désert?...
— Parce qu'il faut qu'il se cache...
— Lui!... — s'écria Djalma stupéfait. — Se cacher... et povuquui? ■■ — Je n'en sais rien...
— Mais où est-il? — demanda Djalma en pâlissant d'inquiétude.
— 11 est à trois lieues d'ici... près du bord de la mer... dans les ruines de Tcliandi...
— Lui... forcé de se cacher... — répc'ta Djalina, et sa figure exprimait une surprise et une angoisse croissantes.
— Sans en être certain, je crois qu'il s'agit d'un duel qu'il a eu à Sumatra... — dit mystérieusement le contrebandier.
— Un duel... et avec qui?
— Je ne sais, je n'en suis pas sur; mais connaissez- vous les ruines (lii Tchandi?...
— Oui.
— Le général vous y attend ; voilà ce qu'il m'a ordonné de voiis dire...
— Tu es donc venu avec lui de Sumatra?
— J'étais le pilote du petit bâtiment côtier-contrebandier qui l'a débarqué celte nuit sur une plage déserte. II savait que vous veniez chaque jour l'attendre sur la route d.i Môle; j'étais à peu près sur do vous y rencontrer... Il m'a donné, sur la lettre que vous avcv, reçue de lui, les détails que je viens de vous dire, afin de vous bien prouver que je venais de sa part; s'il avait pu vous écrire, il l'aurait fait.
— Et il ne t'a pas dit pourquoi il était obligé de se cacher?...
— Il ne m'a rien dit... D'après quelques mots, j'ai soupçonné ce t; le je vous ai dit... un duel!...
Connaissant la bravoure et la vivacité du général Simon, Djalma crut les soupçons du contrebandier assez fondes.
Après un moment de silence, il lui dit : — Peux-tu te charger de recuntkiire mon cheval?... Ma maison est en dehors de la ville, làba>, cachée dans les arbres à côté de la mosquée neuve... Et pour gravu' la montagne de Tchandi, mon cheval m'embarrasserait : j'irai bien plus vite à pied...
— Je sais où vous demeurez; le général Simon me l'avait dit... j'y serais allé si je ne vous avais pas rencontré ici... donnez-moi donc votre cheval...
Djalma sauta légèrement à terre, jeta la bride à Mahal, déroula un bout de sa ceinture, y prit une petite bourse de soie et la donna au contrebandier en lui disant : — Tu as été fidèle en obéissant... lions... C'est peu... mais je n'ai pas davantage.
— Kadja-Sing était bien nommé le Père du Généreux, — dit le contrebandier en s'inclinant avec respect et reconnaissance. Et il prit la route qui conduisait à Batavia, en conduisant en main la cavale de Djalma.
Le jeune Indien s'enfonça dans le taillis, et, marchant à grands pas, il se dirigea vers la montagne où étaient les ruines de Tchandi, et où il ne pouvait arriver qu'à la nuit.
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