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ralliiez, impassibles ; il jeta un regard rapide el perraut sur le soldat et les deux sœurs.
.Qu'est-ce que cet liomnie-là ? — dit Duj^oberl tout d'abord très-peu préienu en faveur de M. Rodiu, au(piel il trouvait, avec raison, une physionomie singulièrement repou.<;sante ; — que diable te \ eut-il?
— Je pars avec lui, — dit Gabriel avec une expression de regret et de contrainte. — Puis se tournant vers Rodin : — Mille pardons , me voici dan;» l'instant.
— Comment! tu pars , — dit Dagobert stupéfait , — au moment où nous nous retrouvons... \on, pardieu!... tu ne partiras pas... J'ai trop de choses à te (b're... el à te demander. Xous ferons route ensemble... je m'en fais une fèto.
— ^ C'est impossible.,, c'est mon supéfieur. .. je dois obéir.
— Ton supérieur.'.., 11 est habillé eu bourgeois.
— Il n'est pas obligé de porter l'habit eccléiîiastique. . .
— Ah bah! puisqu'il n'est pas en uniforme, et <|ue dans ton état il n'y a pas de salle de police, en- \ oie-le. . .
— Croyez-moi, je n hésiterais pas une minute, s il était possible de rester.
— J'avais raison de trouver à cet hommc-là une mauvaise ligure, — dit Dagobert entre ses dents. Puis il ajouta avec une impatience chagrine :
- — \eux-lu que je lui dise, — ajouta-l-il plu<
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bas, — (|iril nous siilisrLM'uil beaucoup en lilaul luul
— Je vous PU prie, non faik-s rien, — dit (lal)iiel ; — ce serait inutile... je connais mes devoirs;... ma volonté est celle de mon supérieur. A \olre arrivée à Pans j irai vous voir, vous, ainsi (juc ma mère adoplive et mon bon frère Agrieol.
— -Allons... soit. J'ai été soldat, je sais ce que <'est que la subordination, — dit Dugobert vivement rnntrarié ; — il faut faiie contre fortune boji cœur. Ainsi, à après-demain matin... rue Brisc-!Micbe , mon •farçf)n ; car je serai à Paris demain soir, m'assure-t-on, et nous partons tout à l'heure. Dis donc, il paraît (piil y a aussi une crâne discipline chez
lUUS?
— Oui... elle est grande, elle est sévère, — repondit Gabriel en tressaillant et en étouffant un soupir.
— Allons... embrasse-moi... et bientôt... Après tout, vingt-quatre heures sont bientôt passées.
— Adieu... Adieu... — répondit le missionnaiiT d'une voix émue en répondant à l'étreinte du vétéran.
— Adieu, (jlabiiel... — ajoutèrent les orphelines en soupirant aussi et les larmes aux yeux.
— Adieu, mes sœurs... - dit (Kd)riel.
l'îl il SfU'tit a\ec Kodiu, (|ui n avait perdu ni uii mol ni MU incident de celte scène.
J)eux heures api'ès , Dagoherl et les deux oi'phelines avaient (piillé le château pour se rendre à Pa-
l.K l)i;i'.\KT roi 11 l'AlWS. 127
ris, i;fii()raiil que Djalma reslail à Canluiillc, Imp hirsso pour pouvoir partir encore.
Le métis Fann(|l)ea demeura auprès du jeune [)riuce, ne voulant pas, disait-il, abandonner son compatriote.
Nous conduirons maintenant le lecteur luc Bnsc- Mk'hi , chez la lennuc de I)o<]oj)ert.
M.\ DE l.A gi.ATRIKME r.ARTIP:.