SCÈNE VIII
L’Archange MICHEL, ISAAC.
l’arcuange, paraissant. Arrête! point d’hommages hypocrites , point de profanation ici ! l’anatlième a été prononcé ! il est irrévocable ; il faut un cœur plus désintéressé , une conviction plus profonde pour une conversion. La lumière a frappé tes yeux sans les éclairer; va, poursuis ta vie errante, étomie, effraie de tes misères quiconque, ainsi que toi, se laissera dompter par le doute.
ISAAC , à part. O ma fille !’ ma fille !
l’archange , continuant. Mais , comme il est tenu compte de tout par celui qui châtie et récompense , ta bonne volonté ne sera pas sans salaire. La longue vie , à laquelle tu es condamné, te sera rendue supportable par un peu d’espérance. Ecoute ceci , et que ton cœur désolé en reçoive quelque joie : Ta fille est née mortelle ; elle subira la peine infligée au premier homme, dans sa longue et nombreuse descendance; mais, en quelque lieu que tu retrouves ses cendres, il t’est donné de leur rendre une vie nouvelle.
(L’aichange diaparait.)