‹ Le juifChapitre 125 sur 312 · I.ES JUIFS · texte numérisé non relu

I.ES JUIFS

de nons signaler! Mais h quoi bon ces perfidies? pourquoi ce sang? pourquoi du sang de chrétien? Que la voix du passé nous le dise ou que ce soit celle des contemporains, la réponse reste la même et ne saurait changer : c’est que tel est le vœu du culte.

Comment! du culte? Une religion pourrait-elle donc enfanter ces crimes détestables, exiger ce tribut de sang humain? — Oui, si cette religion n’est plus qu’un dégoûtant mélange de croyances absurdes et de pratiques odieuses, où s’entre-croisent les superstitions cabalistiques du Talmud avec celles de certains peuples chez lesquels ont campé les fils d’Israël. Et, dès lors, la stupide férocité de l’homme n’a plus lieu de nous surprendre, puisque, chez tout être humain, la croyance est la règle des actes. Jusque sous la verge de Moïse et d’Aaron , ce peuple , a qui le Christ reproche ses inventions sacrilèges et ses fausses traditions, mêlées à celles qui font partie de la loi divine, tombe et retombe sans cesse dans les honteuses superstitions des étrangers qui l’entourent. Et non-seulement il adore le veau d’or jusqu’aux pieds ' du Sinaï, mais sa pente vicieuse l’entraîne aux plus incroyables abominations. Il en porte témoignage contre lui-même, et ce témoignage est éternel , car il est celui des livres que sa dispersion a répandus au milieu des peuples. Que s’il nous plaît d’ouvrir cette histoire, la page qui nous décrit son inconstance et les énormités du Juif se répétera sans cesse, et nous trouverons presque à toute époque Israël égal et identique h lui-même, c’est-k-dire s’échappant, glissant des mains de Dieu. Sur ce point , rien ne le change ; rien jamais ne le changera, si ce n’est le Christ, et peut-être le jour de ce changement radical commence-t-il k poindre! Jusque-lk, si jadis ses législateurs, si sa loi divine et pure, si son gouvernement divin, si son sacerdoce ne purent l’empêcher de chanceler et de tomber de gouffre en gouffre, quelle candeur y aurait-il k s’étonner que, sevré de ces législateurs, de ce gouvernement, de ce sacerdoce, de cette loi divine et pure transformée en loi sacrilège et adultère.

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