CHAPITRE SEPTIÈME
il se traîne dans l'abime d'où jadis le bras paternel de son Dieu le relevait sans cesse?
Du sang! du sang! il savait en verser 'a flots aux pieds des dieux de la gentilité, ce peuple que de tristes savants nous ont peint comme possédé de l’esprit du monothéisme. Oui , du sang, et qui devait lui coûter un peu plus que celui des chrétieosi car il devait sortir de ses veines; il devait être le sang de ses propres enfants! Et sa fureur pour ce crime religieux était extrême, puisque tant de pages de l’Écriture répètent coup sur coup les terribles menaces de Dieu contre ce crime (^habitude, c’est-'a-dire contre les actes d’une idolâtrie qui résume dans sou rituel toutes les monstruosités des sabbats magiques; le vice des villes maudites de la mer Morte et au delà : l’homicide et l’anthropophagie. Nous nous adressons à des lecteurs dont quelques-uns resteront à coup sûr bouche béante en nous écoutant et nous demanderont compte de nos paroles. Nous ne saurions nous étonner de leur étonnement, et puisque les mains du Juif sont le pupitre de la Bible, au-dessus de laquelle il installa le Talniud , dégageons ce premier livre et voyons en l’ouvrant si les fils d’Israël ont dégénéré lorsque, lidèles à leurs traditions cabalistiques, et scrupuleux observateurs des rites transmis par les grands maîtres du rahbinat, ils goûtent et savourent le sang des hommes tombés sous le couteau du sacrifice.
« Enfants d’Israël , disait le Seigneur, vous ne cessez de vous livrer aux pratiques idolâtres de tous les peuples qui vous entourent; gardez-vous donc, à leur exemple, de donner vos enfants pour être c/>nsacrés à l’idole de Moloch ; gardez-vous de ces abominations que le texte de ma loi vous explique. Marchez devant moi dans votre droiture, ou redoutez mes justes vengeances * ! »
‘ Nec polluamini omnibus quibus contaminatæ sunt universæ génies. De géminé tuo non dabis ut conseeretur idolo Moloch. Cum inasculo, etc., etc., etc., quia abominalio est. Cum omni pocore, etc., etc., nec maculaberis cum eo; midier non succumbet, etc., etc., quia scelus est. Lévitique, Bible, xviii, 21 à 25.
Moloch, Melchom, Baal, etc., etc., sont un même dieu-soleil, ou lu-
Les audacieuses infidélités d’Israël obligent cependant le Seigneur à revenir sans cesse , par la bouche de Moïse et des prophètes, sur les interdictions et les menaces. Écoutons, et si nous voulons pénétrer les cruels mystères du judaïsme, ne perdons pas une seule de ces paroles bibliques. K Frappez, frappez, dit le Seigneur, si vous ne craignez d’allumer ma colère, frappez de mort l’homme en Israël qui donne ii l’idole de Moloch un de ses enfants'. Ah! vous vous riez de mes défenses, et, loin de repousser toute alliance avec les habitants de la terre de Chanaan , et de renverser leurs autels, vous faites le mal h ma face, vous épousez les filles et les fils de ces idolâtres ; vous vous prostituez h leurs dieux, vous les adorez; Israël se fait le serviteur de Baal et d’Astaroth, il adore des abominations’ I « Oui, vous osez bâtir jusque sous les murs de Jérusalem les hauts lieux de Tophelh, dans la vallée des fils d’Ennom, pour y consumer dans le feu vos filles et vos fils offerts à Moloch! C’est pourquoi’ je renverserai Jérusalem, parce que vous avez rendu ce lieu célèbre en y sacrifiant h des dieux étrangers, en y brûlant vos enfants, en les offrant en holocauste à Baal, gorgeant la terre du sang des innocents. C’est pourquoi je rendrai cette ville l’objet de la stupeur et de la plus cruelle raillerie des hommes! Nul n’y passera sans épouvante , ni sans insulter à ses plaies. L’ennemi \’a l’assiéger, et je nourrirai ses habitants de la chair de leurs fils et de leurs filles*.
mière mâle et femelle ; Dianus-Diana, etc., etc. Voir notre livre Dieu et les dieux, dans nne multitude de chapitres, et dissertations sur Moloch, Chamos, Béelphégor. Bible Vence D., t. lli, p. 40 à 73, édit., Paris, 1 829. — Dans le culte cabalistico-sabéique, tantùt on faisait passer la personne consacrée an travers du feu, tantôt on l’y rôtissait, on bavait son sang et on dévorait ses chairs. Voir Ibid. Bible, Sagesse, ch. xii,v. 6, etc. * Ib., Bible, Lévit., ch. xx, v. 2 à 6.
Ibid., Bible, Juges, ii, v. 2 , H, 17; — ni, 6, 7, etc.; id., IV Rois, ch. XVII, v. 11 à 13, 16, 17 : « ... et coluerunt iramunditias. »
3 Bible, Jérémie, ch. vu, v. 31-32; xxxii, 35, etc. « ÆdiCcavenint excelsa Topheth, ut incenderent ûlios sues, et filias suas igni... »
1 Bible, ib., Jérémie, ch. xix, v. 3, etc. « Ponam civitatem in stuporcra et in sibilum, cibabo cos carnibus filiorum suorum et filiarum suarum, et unusquisque carnem amici sui comedet in obsidione. s