‹ Le juifChapitre 128 sur 312 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

doce et des oracles de l’idolâtrie , la sagesse liumaiue méprise, repousse la tutelle du sacerdoce divin-, elle pervertit les idées saintes d'expiation et de sacrifice, et se dit â ellemême ' : Cette chair humaine que l’homme mange , ce sang humain qu’il hoit, c’est la loi du sacrifice dans sa plus haute et parfaite conception. Car celui qui prévarique , celui qui commet le péché, le crime, n’est-ce point l'étrc doué de raison? n’est-ce point l’homme? La personne humaine doit donc expier le péché. La victime, ce sera dès lors, non point un animal sans raison, mais l'homme lui-même. Et la purification ne s’opère qu’autant que celui qui sacrifie s’identifie â la victime, qu’autant qu’il la fait devenir ce qu’il est lui-même, c’est-à-dire sa propre chair et son propre sang. Or, la manducation seule accomplit cette œuvre. L’homme religieux doit donc sacrifier et manger son semblable*. Et voilà comment, issues l’une et l’autre de la cabale eabéiste, l’idolâtrie payenne autrefois , et l’idolâtrie des traditions talmudiques* jusqu’à nos jours, s’emparent des , vérités éternelles pour les corrompre, pour les pervertir, et pour en retourner le sens.

* Elle pervertit tes saintes notions de la charité, et se dit : La recherche oe l’homme par l’homme, devenue le vœu du culte (Bible, Reg., 1. IV, ch. XXIII, V. 7 : Effeminati, etc., etc.), c’est le symbole de la grande fraternité des hommes; c’est la haute inspiration de l’amour céleste, si supérieur, ainsi que l’enseigne Platon dans son Banquet, va. vulgaires et misérables instincts de l’amour naturel. L’humble recherche de la brute par l’homme, c’est l’élévation de la brute à l’homme ; c’est la communion des règnes échelonnés de la nature. L’homme unissant, élevant à lui tant de choses par la manducation et par l'amour, recompose le grand tout, qui se divise sans ce.sse, et finit par s’élever lui-même jusqu’aux dieux; et ceux-ci l’en récompensent sou* vent d’une manière visible en revêtant, pour s’unir à lui, cette forme de la bête! Notre livre des hauts phénomènes de la magie fait plus spécialement connaître et comprendre ce sujet.

* L’anthropophagie fut chez presque tous les peuples de la terre un crime religieux. Voir le chapitre Anthropophagie, dans notre livre Dieu et les dieux, 1854.

3 Note importante. Nous comprenons dans la religion du Juif franchement orthodoxe, c’est-à-dire dans l’idolâtrie talmudique, les traditions rabbiniques ou pharisalques que nous avons dit, dans un autre chapitre, ne plus se trouver dans le Talmud, mais qui se transmettent oralement, et qui font partie de la foi pratique des talmudisants.

Mais puisque tout ici-bas change, hors ce qui porte le sceau de la loi divine, les superstitions elles-mêmes ne doivent pouvoir s’exempter de subir dan$ leurs formes cette nécessité du changement. Cherchons donc, en interrogeant les croyances superstitieuses du Juif, dont les saintes Écritures elles-mêmes viennent de nous donner l’ histoire et la clef, cherchons si quelque chose justifie notre pensée; c’est-àdire si la religion de l’orthodoxe talmudisant, semblable à celle du Juif jadis infecté d’idolâtrie, exige, en se bornant à varier la forme du sacrifice, la mort de victimes humaines, et commande l’anthropophagie, la manducation de la chair ou du sang!

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