‹ Le juifChapitre 15 sur 312 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Il existe donc en fait un abîme, — et nolons-le bien pour l’intelligence de notre sujet, — entre les traditions de Moïse et le» traditions humaine» OU pbarisaïques, dont Ic Cbrist flagelle l’oi^ueil et le mensonge par ces paroles : « O Pharisiens! pourquoi vous-mêmes violez-vous le commandement de Dieu pour suivre votre tradition? Hypocrites! Isaïe a bien prophétisé de vous quand il a dit : Ce peuple m’honore du bout de» lèvre», mais son cœur est loin de moi; et c’est en vain qu’ils m’honorent , enseignant de» maxime» et de» ordonnances humaines ’ ! » « Laissant l'a le commandement de Dieu ,

vous observez avec soin la tradition de» hommes N’êtes-

vous pas des gens bien religieux , de détruire le commandement de Dieu pour observer voire trorf/tion tradition que vous avez vous-même» établie * !

Que dire, après de telles paroles, des traditions pharisaïques, qui, déjk même avant le Christ, et de son vivant, commençaient b détruire la loi de Moïse? Que dire du pêle-mêle de ces puériles et abominables traditions, accrues de celles qu’y ajoutèrent les Pharisiens postérieurs au Christ, et que leurs docteurs, créés pour rendre illusoire et vaine la loi de Moïse, enseignèrent aux Juifs jusqu'b nos jours sous le titre de doctrine talmudique? Que dire en vérité? Nous le saurons un peu mieux tout à l’heure, lorsque nous apprendrons, en prêtant l’oreille a quelques-unes de ces traditions talmudiques, b quçl point il s’en faut que le Juif orthodoxe depuis le Christ soit le Juif de l’orthodoxie Mosaïque.

Ce premier mot était indispensable b nous préparer aux intéressants chapitres des mœurs talmudiques et de la Cabale, tandis que, de page en page et de mieux en mieux, va désormais se découvrir b nos yeux cette audacieuse et insigne fausseté, sans cesse répétée par les rabbins modernes

t™ partie, n" Harmonieentrel’Eglise et la Synagogue, t. I,p. 126. Paris, 1844, Drach.

‘ S. Matlh. Evang., chap. xv, v. 3, 7, 8,9. — Id. S. Marc. Evang., chap. VII, V. 6, 7.

* Evang. S. Marc, vu, 8, 9, 13, Docentes doctrinas et prœcepta hominum, etc.

au grand bénéfice du judaïsme : que la loi de Moïse est la loi du Juif.

El lorsque nous saurons ce que croit le Juif, quelle est sa foi, quelle esl sa loi, ce que sont scs docteurs, nous saurons ce que doit faire et ce que fait le Juif; nous saurons ce qu’il est, et nous avons tout prolit li le savoir!

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